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-
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-        -verbose => 2,
-    );
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-
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-  <title>Étude du marché européen des centrales nucléaires industrielles pour la production mixte de vapeur et d'électricité : Études Synthèse - 1975 </title>
+  <title>Étude du marché européen des centrales nucléaires industrielles pour la production mixte de vapeur et d'électricité : Études Synthèse - 1975</title>
  </head>
  <body>
   <div class="page">
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>INTRODUCTION</p>
-   <p>Jusqu'à une date récente l'utilisation del 'énergie nucléaire a été envisagée presque exclusivement pour la fourniture d 'électr ici té et les producteurs ont été en général rése rvés sur la fourniture éventuelle de chaleur à des usagers industriels ou à des foyers domestiques. </p>
+   <p>Jusqu'à une date récente l'utilisation del 'énergie nucléaire a été envisagée presque exclusivement pour la fourniture d'électricité et les producteurs ont été en général réservés surla fourniture éventuelle de chaleur à des usagers industriels ou à des foyers domestiques.</p>
    <p>Cependant, l'industrie et les ménages consomment chacun autant de combustibles classiques que le secteur production d'électricité.</p>
    <p>Aussi l'augmentation récente du prix des produits pétroliers conduit à s'interroger sur l'opportunité de la production mixte (électricité et vapeur) à partir du nucléaire, ce qui permettrait d'économiser des combustibles classiques.</p>
    <p>Il peut s'agir de production mixte, soit au niveau de la dis­ tribution publique, soit au niveau de Γ autoproduction.</p>
    <p>Bien souvent, l'autoproduction d'électricité se fait sous la forme d'une production mixte électricité-vapeur.</p>
    <p>Il faut en effet globalement moins de combustibles pour pro- duire simultanément des quantités déterminées de vapeur et d'électricité que pour les produire séparément. La coexistence des besoins chaleur et électricité ne suffit toutefois pas à justifier l'adoption de telles solu- tions ; pour assurer une bonne rentabilité des investissements spécifi- ques, il convient que les durées d'utilisation des puissances installées soient importantes et qu'il y ait bonne simultanéité des besoins thermi- ques et électriques.</p>
    <p>Sous l'effet conjugué de différents facteurs (accroissement de la taille des unités de production, concentration industrielle, évolution des technologies de fabrication avec un appel accru à la chaleur et au froid, etc .. .) on assiste depuis quelques années à un développement d'installations de chaleur-force de grande puissance utilisant soit des turbines à contre-pression, soit des turbines à gaz.</p>
-   <p>La hausse récente du coût del 'énergie pr imaire va modifier les caractéris t iques des marchés de la production autonome "classique" fondée sur l 'utilisation des combustibles traditionnels. Jusqu'à la cr ise de 1973 en effet, le rapport de prix privilégiait généralement ces com- bustibles au détriment de l 'énergie électrique. </p>
+   <p>La hausse récente du coût del 'énergie primaire va modifier les caractéristiques des marchés de la production autonome "classique" fondée sur l'utilisation des combustibles traditionnels. Jusqu'à la crise de 1973 en effet, le rapport de prix privilégiait généralement ces com- bustibles au détriment del 'énergie électrique.</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Les distributeurs publics d'électricité s'orientent main­ tenant vers une utilisation accrue del 'énergie nucléaire par mise en oeuvre de centrales dont la taille unitaire peut atteindre 1 300 MWe. </p>
+   <p>Les distributeurs publics d'électricité s'orientent main­ tenant vers une utilisation accrue del 'énergie nucléaire par mise en oeuvre de centrales dont la taille unitaire peut atteindre 1 300 MWe.</p>
    <p>Le glissement en faveur du nucléaire peut également être sensible au niveau des autoproducteurs dont certains envisagent déjà d'installer des centrales autonomes dans des complexes industriels.</p>
    <p>Par ailleurs, le chauffage urbain, qui connaît un dévelop­ pement inégal selon les pays de la C. Ε. , peut être un utilisateur po­ tentiel de la vapeur produite par des centrales nucléaires. Par rapport aux besoins de chaleur industrielle, le chauffage urbain présente l'inconvénient d'avoir une faible durée de fonctionnement annuel, mais il a l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien avec l'eau chaude qu'avec la vapeur.</p>
-   <p>La présente étude a pour objectif l'appréciation des possi­ bilités d'utilisation del 'énergie nucléaire ­ sous forme de centrales à eau légère d'une puissance au moins égale à 1 000 mégawatts thermiques soit 330 mégawatts électriques ­ pour la production mixte de vapeur et d 'électrici té pour les usages industriels et pour le chauffage urbain à l 'horizon 1990. </p>
-   <p>Il était prévu initialement d'étudier l'utilisation del 'énergie nucléaire pour la production mixte vapeur­électr ici té simplement au niveau des autoproducteurs. Il est apparu rapidement que ce point de vue risquait d 'être trop restrictif : de nombreux industriels ne se sen­ taient pas suffisamment concernés par le problème au point d ' investir dans une centrale nucléaire, même en collaboration avec d 'autres industr iels . Inversement, un certain nombre de distr ibuteurs publics commencent à s ' in téresser de près au marché de la chaleur et ont en­ t repr is des études dans ce sens (notamment en Allemagne, en France, en Italie . . . ). </p>
+   <p>La présente étude a pour objectif l'appréciation des possi­ bilités d'utilisation del 'énergie nucléaire ­ sous forme de centrales à eau légère d'une puissance au moins égale à 1000 mégawatts thermiques soit 330 mégawatts électriques ­ pour la production mixte de vapeur et d'électricité pour les usages industriels et pour le chauffage urbain à l'horizon 1990.</p>
+   <p>Il était prévu initialement d'étudier l'utilisation del 'énergie nucléaire pour la production mixte vapeur­électricité simplement au niveau des autoproducteurs. Il est apparu rapidement que ce point de vue risquait d'être trop restrictif : de nombreux industriels ne se sen­ taient pas suffisamment concernés parle problème au point d'investir dans une centrale nucléaire, même en collaboration avec d'autres industriels. Inversement, un certain nombre de distributeurs publics commencent à s'intéresser de près au marché de la chaleur et ont en­ trepris des études dans ce sens (notamment en Allemagne, en France, en Italie .. . ).</p>
    <p>Après avoir rappelé dans le paragraphe 2 ci­après les principaux résultats de cette étude, on trouvera la synthèse des travaux effectués dans les chapitres 1 à 6 : Chapitre 1 : le choix des secteurs étudiés Chapitre 2 : les besoins en vapeur del ' industrie Chapitre 3 : le marché potentiel des centrales mixtes nucléaires pour</p>
    <p>l'industrie Chapitre 4 : le marché potentiel des centrales mixtes nucléaires pour</p>
    <p>le chauffage urbain Chapitre 5 : récapitulation et principales conséquences d'ordre économique Chapitre 6 : les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le dévelop­</p>
    <p></p>
    <p>Estimation du marché potentiel des centrales mixtes nucléaires</p>
    <p>en 1990 (1)</p>
-   <p>D éb </p>
-   <p>it m </p>
-   <p>oy en </p>
+   <p>D éb</p>
+   <p>it m</p>
+   <p>oy en</p>
    <p>10</p>
-   <p>00 t </p>
-   <p>/h </p>
+   <p>00 t</p>
+   <p>/h</p>
    <p>par</p>
-   <p>ce nt </p>
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    <p>D</p>
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+   <p>éb it</p>
+   <p>m oy</p>
    <p>en 7</p>
-   <p>00 t </p>
-   <p>/h </p>
+   <p>00 t</p>
+   <p>/h</p>
    <p>par</p>
-   <p>ce nt </p>
-   <p>ra le </p>
+   <p>ce nt</p>
+   <p>ra le</p>
    <p></p>
    <p>RFA France</p>
    <p>Italie</p>
    <p>total</p>
    <p>minimum</p>
    <p>besoins industriels</p>
-   <p>76 63 250 0</p>
+   <p>76 63 250 </p>
    <p>29</p>
    <p>108 8 43</p>
    <p>700</p>
    <p>40</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>41 000 0 1 0</p>
+   <p>41 000 0 1</p>
    <p>6</p>
-   <p>61 000 0 1 0</p>
+   <p>61 000 0 1</p>
    <p>8</p>
    <p>ensemble</p>
    <p>11</p>
    <p>63</p>
    <p>2</p>
    <p>5</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>1</p>
    <p>35</p>
-   <p>16 98 437 1 0</p>
+   <p>16 98 437 1</p>
    <p>48</p>
    <p>maximum</p>
    <p>besoins industriels</p>
    <p>1</p>
    <p>72</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>172 2 0 0 0 1 0</p>
+   <p>172 2 000 1</p>
    <p>22</p>
    <p>25 40 3000 3</p>
    <p>35</p>
    <p>(1) dans l'hypothèse de centrales de 1000 MWth, c'est-à-dire 330 MV'e (2) cette puissance totale devant évoluer comme suit :</p>
    <p>21 600 MWe en 1975 67 300 MWe en 1980</p>
    <p>200 000 MWe en 1985 412 000 MWe en 1990</p>
-   <p>(Source ¡Orientations pour le secteur del 'é lectr ici té dans la Communauté," Bruxelles, novembre 1974) </p>
+   <p>(Source ¡Orientations pour le secteur del 'é lectr ici té dans la Communauté," Bruxelles, novembre 1974)</p>
    <p>13</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>Si les besoins d'électricité des établissements - dont on a regrou- pé les besoins de vapeur pour les satisfaire au moyen d'une centrale mixte nucléaire - sont insuffisants pour atteindre la puissance souhaitée, il est toujours possible :</p>
    <p>- soit de faire appel aux besoins d'électricité d'autres établisse- ments qui peuvent être plus éloignés (ce peuvent être par exemple des établissements consommant beaucoup d'électricité et peu de vapeur : sidérurgie, métaux non ferreux, produits minéraux non métalliques .. .) ;</p>
    <p>- soit de céder l'électricité supplémentaire au réseau (l).</p>
-   <p>Ainsi du fait que le coût de transport de la vapeur est beaucoup plus élevé que celui du transport del 'énergie électrique, le choix des sec- teurs a- t - i l été fait essentiellement à par t i r des besoins de vapeur, les besoins d 'électrici té jouant un rôle complémentaire. </p>
-   <p>1. .On peut prendre del 'é lectr ici té au réseau dans l'hypothèse inverse où la demande d 'électr ici té des établissements dont on regroupe les besoins d'énergie serait supérieure à la puissance de la centrale mixte installée. </p>
+   <p>Ainsi du fait que le coût de transport de la vapeur est beaucoup plus élevé que celui du transport del 'énergie électrique, le choix des sec- teurs a-t-il été fait essentiellement à partir des besoins de vapeur, les besoins d'électricité jouant un rôle complémentaire.</p>
+   <p>1. .On peut prendre del 'é lectr ici té au réseau dans l'hypothèse inverse où la demande d'électricité des établissements dont on regroupe les besoins d'énergie serait supérieure à la puissance de la centrale mixte installée.</p>
    <p>15</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>2. LES CRITERES DE CHOIX : LA CONSOMMATION DE COMBUSTIBLES ET LEUR MODALITE D'UTILISATION D'UNE PART, LA CONCENTRA­ TION D 'AUTRE PART (1). </p>
-   <p>Les utilisations de la chaleur à basse température, sous forme de vapeur en particulier, sont multiples et ser encon t r en t à peu p r è s dans tous l e s s e c t e u r s d ' a c t i v i t é s . </p>
+   <p>2. LES CRITERES DE CHOIX : LA CONSOMMATION DE COMBUSTIBLES ET LEUR MODALITE D'UTILISATION D'UNE PART, LA CONCENTRA­ TION D 'AUTRE PART (1).</p>
+   <p>Les utilisations de la chaleur à basse température, sous forme de vapeur en particulier, sont multiples et ser encon t r ent à peu près dans tous les secteurs d'activités.</p>
    <p>Trois critères ont été pris en compte pour le choix des secteurs : ­ l'importance des besoins en vapeur au niveau du secteur, estimée au moyen des statistiques de consommation de fuel lourd et des pourcentages d'utili­ sation sous chaudière qui traduisent la part des combustibles utilisés sous forme de vapeur (2) ;</p>
    <p>­ l'importance des besoins en vapeur au niveau des plus grands établisse­ ments. Le seuil minimum depuis sance (1000 MWth) étant très élevé, il convient de ne retenir que les secteurs dont les plus grands établisse­ ments consomment suffisamment de vapeur pour pouvoir envisager de mettre leurs besoins de vapeur en commun avec d'autres industriels ;</p>
    <p>­ l'importance de la part des produits pétroliers dans les consommations de combustibles des secteurs industriels ; c'est ainsi que cette part (3) est de 59 f° pour la chimie (secteur retenu) mais seulement de 19 "'■ pour la sidérurgie (secteur non retenu).</p>
-   <p>3. LES SECTEURS RETENUS ET LEUR PART DANS LA CONSOMMATION ΡΓ COMBUSTIBLES ET D 'ELECTRICITE DE L' INDUSTRIE </p>
+   <p>3. LES SECTEURS RETENUS ET LEUR PART DANS LA CONSOMMATION ΡΓ COMBUSTIBLES ET D'ELECTRICITE DE L'INDUSTRIE</p>
    <p>La démarche décrite ci­dessus a conduit à retenir sept secteurs industriels pour leurs besoins de vapeur : ­ CHIMIE (nc 17 12, OSCE) (4) ­ INDUSTRIES AGRICOLES ET ALIMENTAIRES (n: 17 15) ­ TEXTILE (n° 1716) ­ PAPIER (n= 1717) ­ CONSTRUCTION AUTOMOBILE (5) ­ CAOUTCHOUC (6) ­ BOIS (6).</p>
-   <p>1. ou "granulometrie" c'est­à­dire répartition des établissements par taille selon les effectifs employés. 2. le reste étant utilisé sous forme de flamme directe. 3. pour les produits pétroliers non gazeux dans l'Europe des Six en 1^70. 4. numéros des statistiques del ' énergie del 'OSCE 5. s o u s ­ s e c t e u r du s e c t eu r nc 1718 " fab r i ca t ions mé t a l l i q u e s " 6. s o u s ­ s e c t e u r du s e c t eu r ri0 1719 " a u t r e s b r a n c h e s " . </p>
+   <p>1. ou "granulometrie" c'est­à­dire répartition des établissements par taille selon les effectifs employés. 2. le reste étant utilisé sous forme de flamme directe. 3. pour les produits pétroliers non gazeux dans l'Europe des Six en 1^70. 4. numéros des statistiques del ' énergie del 'OSCE 5. sous­secteur du secteur nc 1718 "fabrications métalliques" 6. sous­secteur du secteur ri0 1719 "autres branches".</p>
    <p>16</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>Ces sept secteurs représentent environ 40 'fo des besoins de combustibles industriels. On rencontre en effet beaucoup de consomma- tions "directes" de combustibles (c'est-à-dire sous forme de flamme mais pas de vapeur) dans la sidérurgie et dans les produits minéraux non métal- liques, ces deux secteurs non retenus représentant environ la moitié des besoins totaux de combustibles industriels.</p>
    <p>Les quatre premiers secteurs retenus, pour lesquels on dispose de statistiques plus complètes, regroupent :</p>
    <p>- 36 % des consommations d'énergie - 42 % des consommations d'électricité - 32 fö des consommations de combustibles</p>
-   <p>del 'ensemble des secteurs industriels ( l ) . </p>
-   <p>Source : statistiques del 'énergie, OSCE, 1970 </p>
+   <p>del 'ensemble des secteurs industriels (l).</p>
+   <p>Source : statistiques del 'énergie, OSCE, 1970</p>
    <p>17</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>2. LES AUTRES SECTEURS INDUSTRIELS</p>
    <p>On indiquera ci-après quelques caractéristiques d'utilisation de vapeur dans les "autres secteurs" :</p>
    <p>2. 1. Papier</p>
-   <p>On utilise de la vapeur tant pour la fabrication de la pâte (1) que pour celle du papier. 30 % de la vapeur utilisée pour la pâte à papier sert à l'évaporation et à la caustification. Il s'agit de vapeur à 2", 5 bars saturée (donc à 135"). Les 70% restants servent à la cuisson. Ils 'agit de vapeur saturée à 13 bars (194°) ou à 16 bars (203e). </p>
+   <p>On utilise de la vapeur tant pour la fabrication de la pâte (1) que pour celle du papier. 30 % de la vapeur utilisée pour la pâte à papier sert à l'évaporation et à la caustification. Il s'agit de vapeur à 2", 5 bars saturée (donc à 135"). Les 70% restants servent à la cuisson. Ils 'agit de vapeur saturée à 13 bars (194°) ou à 16 bars (203e).</p>
    <p>2.2. Industries agricoles et alimentaires (IAA)</p>
    <p>On rencontre des utilisations de vapeur dans la plupart des IAA et en particulier dans la sucrerie (besoins saisonniers : 100 jours par an), la laiterie (fabrication de poudre de lait), la brasserie et la distillerie industrielle (alcool de betterave, démêlasse .. . ).</p>
    <p>2.3. L'industrie textile</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>De même, on a distingué pour le secteur papier : ­ le papier d'emballage (2, 6 t/t), ­ le papier journal (3, 3 t/t), ­ le papier d'impression écriture (3, 3 t/t), ­ les cartons (3, 7 t/t), ­ les autres (4, t / t ) . Pour la chimie, par contre, une approche analytique sera i t difficile 0</p>
+   <p>De même, on a distingué pour le secteur papier : ­ le papier d'emballage (2, 6 t/t), ­ le papier journal (3, 3 t/t), ­ le papier d'impression écriture (3, 3 t/t), ­ les cartons (3, 7 t/t), ­ les autres (4, t / t ). Pour la chimie, par contre, une approche analytique serait difficile</p>
    <p>car les produits sont très nombreux et les ratios de consommations uni­ taires varient beaucoup pour la fabrication d'un même produit en fonction du procédé utilisé, de la capacité de production et de la structure des complexes chimiques. Les besoins de vapeur de la chimie n'ont donc été estimés que selon une approche globale.</p>
    <p>3. 2. L'approche globale L'approche globale repose sur une estimation de la part des com­</p>
    <p>bustibles consommés par un secteur qui sont utilisés sous chaudière, c'est­à­dire sous forme de vapeur, par opposition à la flamme directe (des fours par exemple). On convertit ensuite la quantité de combustibles utilisés sous chaudière en tonnes de vapeur surla base de 1 t. e. c. égale 9 tonnes de vapeur ou une tonne de fuel égale 13 tonnes de vapeur.</p>
    <p></p>
    <p>LISTE DES PRINCIPAUX SITES CHIMIQUES PAR PAYS</p>
    <p>R. F. A.</p>
-   <p>I. Ludwigshaien £. Dormagen i. Uerdingen i. Leverkusen 5. Brunsbuttel L&gt;. Marl 7. Höchst 3. Gendorf­Burghausen J. Stuttgart 10. Karlsruhe 11. Wiesbaden 12. Köln 12. Dusseldorf 14. E s s en 15. Dortmund 1 6. Stade 17. Hamburg </p>
+   <p>I. Ludwigshaien £. Dormagen i. Uerdingen i. Leverkusen 5. Brunsbuttel L&gt;. Marl 7. Höchst 3. Gendorf­Burghausen J. Stuttgart 10. Karlsruhe 11. Wiesbaden 12. Köln 12. Dusseldorf 14. Essen 15. Dortmund 16. Stade 17. Hamburg</p>
    <p>FRANCE</p>
    <p>1. Rouen (Petit­Couronne, Grand­ Couronne, Grand Quevilly)</p>
    <p>2. Le Havre 3. Lillebonne (Port J érôme. Tan­</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Pour l'ensemble del 'Europe (1) on peut ainsi met t re en évidence les estimations suivantes : </p>
+   <p>Pour l'ensemble del 'Europe (1) on peut ainsi mettre en évidence les estimations suivantes :</p>
    <p>Chimie Autres secteurs</p>
    <p>Total</p>
    <p>besoins annuels 1972</p>
    <p>Cette part dépend de la concentration géographique des besoins car la vapeur ne peut être transportée économiquement sur une distance supérieure à 10 ou 12 kilomètres.</p>
    <p>Des coefficients traduisant cette concentration ont été établis et, à partir d'hypothèses sur le débit moyen de vapeur par centrale, on a pu estimer le nombre de centrales mixtes nucléaires qui pourraient être installées dans les 9 pays de la Communauté, en 1985 et en 1990.</p>
    <p>Il s'agit, dans chaque hypothèse, du "domaine potentiel de voca- tion pour le nucléaire", estimé en faisant abstraction, à ce stade, des contraintes inhérentes à l'utilisation du nucléaire, qui tendent à limiter le marché effectif (voir chapitre 6).</p>
-   <p>L'analyse qui a été conduite est fondée essentiellement sur les besoins en vapeur. En effet, l'électricité, aisément transportable sur de grandes distances compte tenu del 'existence de réseaux interconnectés, ne joue qu'un rôle complémentaire. La part de l 'é lectr ic i té apparaîtra donc "indéterminée" et ceci part iculièrement en cas de "solution publique", c ' es t -à -d i re de vapeur d'origine nucléaire vendue par les sociétés d i s t r i - butrices d 'é lectr ici té . </p>
+   <p>L'analyse qui a été conduite est fondée essentiellement sur les besoins en vapeur. En effet, l'électricité, aisément transportable sur de grandes distances compte tenu del 'existence de réseaux interconnectés, ne joue qu'un rôle complémentaire. La part del 'é lectr ici té apparaîtra donc "indéterminée" et ceci particulièrement en cas de "solution publique", c'est-à-dire de vapeur d'origine nucléaire vendue par les sociétés distri- butrices d'électricité.</p>
    <p>Pour fournir la même quantité de vapeur au prix le plus bas, on a intérêt à accroître la taille de la centrale et, corrélativement, la pro- duction d'électricité (1). Cette dernière peut alors dépasser sensiblement les besoins industriels de la zone voisine de la centrale. Dans ce cas, l'autoproduction risque d'être moins attractive pour l'utilisateur car les tarifs de reprise des distributeurs publics sont peu élevés.</p>
-   <p>l/ en effet, le prix de revient del 'énergie fournie (vapeur + électricité) décroît lorsque la taille de la centrale augmente. </p>
+   <p>l/ en effet, le prix de revient del 'énergie fournie (vapeur + électricité) décroît lorsque la taille de la centrale augmente.</p>
    <p>27</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>ι I</p>
    <p>Dans l'hypothèse où la part vapeur représente un débit moyen de :</p>
    <p>1 1000 t/h par centrale ' Hypothèse m Hypothèse M</p>
-   <p>76 63 205 0 30 0</p>
+   <p>76 63 205 0 30</p>
    <p>14 9 95 30 9 (D (1) 50</p>
    <p>700 t/h par centrale Hypothèse m Hypothèse M</p>
    <p>108 8 430 700</p>
    <p>1. ETAT ACTUEL DU CHAUFFAGE URBAIN On entend,par chauffage urbain, tout mode de fourniture de chaleur</p>
    <p>effectué par une entreprise distributrice ayant un caractère de service public et satisfaisant les besoins en chaleur (1) d'une collectivité, la chaleur étant transportée à distance.</p>
    <p>Le transport de la chaleur est assuré soit par la vapeur, soit par l'eau chaude qui tend à remplacer la vapeur dans les réseaux mis en service compte tenu des avantages que présente ce fluide.</p>
-   <p>Par rapport aux besoins de chaleur industrielle, le chauffage urbain présente l'inconvénient d'avoir une faible durée de fonctionnement annuel mais l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien avec l'eau chaude qu'avec la vapeur. Le transport del 'eau chaude peut se faire sur de grandes distances (40 à 50 km ou même plus). </p>
+   <p>Par rapport aux besoins de chaleur industrielle, le chauffage urbain présente l'inconvénient d'avoir une faible durée de fonctionnement annuel mais l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien avec l'eau chaude qu'avec la vapeur. Le transport del 'eau chaude peut se faire sur de grandes distances (40 à 50 km ou même plus).</p>
    <p>La plupart des pays d'Europe disposent aujourd'hui de réseau de chauffage urbain mais leur importance est très variable d'un pays à l'autre.</p>
    <p>Le tableau ci-dessous indique la chaleur livrée aux réseaux pour le chauffage urbain en 1966 et en 1972, en milliers de téracalories par an :</p>
    <p>RFA France Belgique Italie Pays-Bas Grande-Bretagne Danemark Ensemble</p>
    <p>Pour les trois autres pays concernés (France, Pays-Bas, Dane- mark) on obtient :</p>
    <p>- dans l'hypothèse haute 2 villes en 1980 (Paris et Copenhague), 4 villes en 1985 (les mêmes plus Grenoble et Utrecht) et 5 villes en 1990 (les mêmes plus Rotterdam).</p>
    <p>- dans l'hypothèse Basse, 2 villes en 1980, 85 ou 90 (Paris et Copenhague.</p>
-   <p>Pour estimer le nombre de centrales de 1000 MWth susceptibles d'être installées pour chaque pays, on a tenu compte del ' importance de la population actuelle, del 'accroissement de population envisageable (au taux moyen annuel de 2, 5 %) et de l ' importance du réseau actuel de chauffage urbain. On a supposé dans l'hypothèse basse que le nucléaire </p>
+   <p>Pour estimer le nombre de centrales de 1000 MWth susceptibles d'être installées pour chaque pays, on a tenu compte del ' importance de la population actuelle, del 'accroissement de population envisageable (au taux moyen annuel de 2,5 %) et del ' importance du réseau actuel de chauffage urbain. On a supposé dans l'hypothèse basse que le nucléaire</p>
    <p>(1) A noter toutefois que les nouvelles normes retenues en France corres- pondent à 5 thermies par heure pour le chauffage et à 6, 5 thermies par heure si l'on inclut l'eau chaude sanitaire. (2) Hambourg, Berlin, Munich et Essen. Voir en.annexe 6 la liste des villes pour chaque hypothèse.</p>
    <p>35</p>
    <p></p>
    <p>RFA France Pays-Bas Danemark</p>
    <p>Total</p>
    <p>1980</p>
-   <p>3-5 1 - 10 - 1 - 1 0</p>
+   <p>3-5 1 - 10 - 1 - 1</p>
    <p>5-7</p>
-   <p>4 - 9 1 - 20 - 1 - 2 0</p>
+   <p>4 - 9 1 - 20 - 1 - 2</p>
    <p>6-13</p>
    <p>1985</p>
    <p>3 - 131 - 20 - 11 - 1</p>
    <p></p>
    <p>Estimation du marché potentiel des centrales mixtes nucléaires</p>
    <p>en 1990 (1)</p>
-   <p>tt 0« Xi ■M O o ο &lt;υ tí * J ν c! &gt; . (U ο υ a vu Q </p>
+   <p>tt 0« Xi ■M O o ο &lt;υ tí *J ν c! &gt;. (U ο υ a vu Q</p>
    <p>rt eu</p>
-   <p>Xi +j O J) O ­H r­ rt </p>
+   <p>Xi +j O J) O ­H r­ rt</p>
    <p>^. « I" ^Q VU Q</p>
    <p>RFA France Italie Pays Bas Belgique G.B.(2) Irlande Danemark</p>
    <p>total</p>
    <p>total</p>
    <p>minimum</p>
    <p>besoins industriels</p>
-   <p>76 63 250 0</p>
+   <p>76 63 250 </p>
    <p>29</p>
-   <p>108 8 437 0 0</p>
+   <p>108 8 437 0</p>
    <p>40</p>
    <p>■</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>41 000 0 1 0</p>
-   <p>'6 61 000 0 1 0</p>
+   <p>41 000 0 1</p>
+   <p>'6 61 000 0 1</p>
    <p>8</p>
    <p>ensemble</p>
    <p>11 76 32 50 1</p>
    <p>35</p>
-   <p>16 98 437 1 0</p>
+   <p>16 98 437 1</p>
    <p>48</p>
    <p>maximum</p>
    <p>besoins industriels</p>
    <p>131 1</p>
    <p>72</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>172 2 0 0 0 1 0</p>
+   <p>172 2 000 1</p>
    <p>22</p>
    <p>25 40 3000 3</p>
    <p>35</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Il convient donc des ' in terroger sur les possibilités effectives de regrouper les besoins de plusieurs établissements situés sur une même zone industr iel le . </p>
+   <p>Il convient donc des ' in terroger sur les possibilités effectives de regrouper les besoins de plusieurs établissements situés sur une même zone industrielle.</p>
    <p>De nombreux obstacles tendent en effet à rendre difficile de tels regroupements dont il existe cependant quelques exemples.</p>
    <p>2.2. Exemples de coopération</p>
    <p>De nombreux industriels pendent que le regroupement des be- soins énergétiques est aisément réalisable ou tout au moins ils n'y voient pas d'obstacles a priori.</p>
    <p>Certaines sociétés ont d'ailleurs des exemples de coopérations à leur actif ou en cours d'étude :</p>
-   <p>la centrale mixte de Merseyside qui alimente la plus grande unité d'Unilever en Grande-Bretagne et qui a une puissance de 250 à 300 t/h vend à d'autres compagnies avoisinantes 20 % del 'é lectr ic i té et de la vapeur qu'elle produit. </p>
+   <p>la centrale mixte de Merseyside qui alimente la plus grande unité d'Unilever en Grande-Bretagne et qui a une puissance de 250 à 300 t/h vend à d'autres compagnies avoisinantes 20 % del 'é lectr ici té et de la vapeur qu'elle produit.</p>
    <p>La Société Aussedat-Rey (secteur papier) a l'habitude de colla- borer avec d'autres utilisateurs pour ses centrales hydrauliques situées dans les Alpes (questions de débit d'eau, participation aux réunions des producteurs d'énergie de la région Rhône - Alpes .. . ).</p>
    <p>Sur le site d'Inndreieck situé près de Burghausen à 100 km à l'Est de Munich, plusieurs sociétés souhaiteraient regrouper leurs besoins énergétiques et construire une centrale nucléaire commune. Ces sociétés sont les suivantes : Hoechst, Sudden- bache Kalk Stikstoff, Vereinigte Aluminium, Waker, Osterreichische Mineralöl Verwaltung.</p>
    <p>En France, sous l'égide de l'Agence des économies d'énergie, trois couplages sont en passe d'être réalisés entre des produc- teurs de rejets chauds (raffineries, aciéries, fonderies) et des utilisateurs d'eau à 100 ou 200°C (papeteries, textile .. . ).</p>
    <p>Un autre obstacle signalé par certains industriels proviendrait du fait que les équipements des différentes usines dont on vou- drait regrouper les besoins énergétiques ne sont pas encore amortis et ont des âges différents (c'est-à-dire qu'ils ne seront pas amortis en même temps).</p>
    <p>En fait, cet obstacle ne doit pas être considéré, car les équipe- ments existants dans les différentes usines pourront toujours être utilisés pour assurer le secours pendant les temps d'indis- ponibilité, programmée ou non, de l'unité de production centra- lisée. Sur le plan économique, l'existence d'équipements de production d'énergie, même disséminés, augmente donc la rentabilité des projets de regroupement.</p>
    <p>2.3.5. Perturbations en cas de grève</p>
-   <p>Pour certains industriels, le regroupement des besoins énergé- tiques apparaît difficile en raison des perturbations au niveau del 'ensemble des unités que pourrait entraîner une grève dans un seul établissement. </p>
+   <p>Pour certains industriels, le regroupement des besoins énergé- tiques apparaît difficile en raison des perturbations au niveau del 'ensemble des unités que pourrait entraîner une grève dans un seul établissement.</p>
    <p>Ici encore, on peut remarquer que les installations disséminées existantes pourraient être utilisées en secours, en cas de grève de l'unité de production centralisée d'énergie.</p>
    <p>44</p>
    <p></p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>2.3. 6. Coût des mesures de sécurité</p>
-   <p>Pour d'autres industriels, la juxtaposition d'un ensemble d'entreprises sur un même site impose un certain nombre de mesures de sécurité qui risquent des ' avérer à terme coûteuses pour les firmes concernées. On peut penser que l ' importance du coût des mesures de sécurité est une des raisons qui s 'op- pose à la création de t r è s grandes zones industriel les (voir par . 2 . 3 . 8 . c i -après) . </p>
+   <p>Pour d'autres industriels, la juxtaposition d'un ensemble d'entreprises sur un même site impose un certain nombre de mesures de sécurité qui risquent des ' avérer à terme coûteuses pour les firmes concernées. On peut penser que l'importance du coût des mesures de sécurité est une des raisons qui s'op- pose à la création de très grandes zones industrielles (voir par. 2.3.8. ci-après).</p>
    <p>2.3. 7. Impossibilité de déplacer des unités existantes</p>
    <p>Il semble difficilement envisageable, voire impossible, de déplacer une grande unité industrielle. Le déplacement des locaux est plus plausible pour une petite unité mais les besoins énergétiques des petites unités sont généralement faibles.</p>
    <p>Il paraît donc difficile d'envisager un déplacement ou un regrou- pement des unités vers des pôles de développement où les besoins énergétiques seraient mis en commun. Cela tient en particulier à l'inertie et l'importance des investissements et à la durée de vie effective des équipements.</p>
    <p>2.3.8. Réticence envers les grandes unités et les zones de concentra- tion industrielle</p>
-   <p>Il s'agit là del 'obstacle le plus sérieux à l 'introduction de cen- t ra les mixtes nucléaires de plus de 1 000 MWth. </p>
-   <p>Il y a une limite à ne pas dépasser pour la taille des unités : les unités trop grandes sont difficiles à diriger et il s'y pose des problèmes syndicaux et sociaux. L'analyse des motivations humaines au sein del 'entrepr ise montre que le personnel est hostile aux unités gigantesques. </p>
+   <p>Il s'agit là del 'obstacle le plus sérieux à l'introduction de cen- trales mixtes nucléaires de plus de 1000 MWth.</p>
+   <p>Il y a une limite à ne pas dépasser pour la taille des unités : les unités trop grandes sont difficiles à diriger et il s'y pose des problèmes syndicaux et sociaux. L'analyse des motivations humaines au sein del 'entrepr ise montre que le personnel est hostile aux unités gigantesques.</p>
    <p>Par ailleurs de trop grandes unités entraînent des difficultés d'approvisionnement ou un coût de transport prohibitif. L'aug- mentation des coûts de transport entraîne une tendance à réali- ser des unités de production de taille plus modeste que parle passé, à proximité des centres de consommation. Parfois, c'est la difficulté de trouver suffisamment de main d'oeuvre qualifiée en un seul endroit qui incite à faire des unités de petite dimension .. .</p>
-   <p>Au-delà de la limitation concernant la taille del 'unité on rencontre également de plus en plus de réticences envers les zones de trop grande concentration d'activités industr iel les . La concentration géographique excessive atteint vite un aspect inhumain auquel employés comme industriels sont dès aujour- </p>
+   <p>Au-delà de la limitation concernant la taille del 'unité on rencontre également de plus en plus de réticences envers les zones de trop grande concentration d'activités industrielles. La concentration géographique excessive atteint vite un aspect inhumain auquel employés comme industriels sont dès aujour-</p>
    <p>45</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>d'hui sensibles. Certains industriels considèrent même qu'il serait préférable des 'or ienter vers une décentralisation des unités. </p>
+   <p>d'hui sensibles. Certains industriels considèrent même qu'il serait préférable des 'or ienter vers une décentralisation des unités.</p>
    <p>Au niveau des organismes d'aménagement du territoire on note également un désir d'éviter la création de trop grandes zones industrielles (l) et d'encourager la création d'industries dans des zones peu développées en utilisant des incitations diverses.</p>
    <p>Il semble donc que les avantages potentiels en matière de vapeur (économies au niveau des établissements et au niveau national) ne sauraient justifier, à eux seuls, la création de très grandes zones industrielles.</p>
    <p>Cependant le seuil retenu (1000 MWth) est à la rigueur compati- ble avec des zones de concentration industrielle moyenne à con- dition de s'efforcer de rassembler les unités consommant beaucoup de vapeur. Ces zones de concentration moyenne sont acceptées par les employés et les industriels et elles présentent d'autres avantages : simplification des problèmes de transport, entraînement d'économies externes, possibilités d'obtenir des prix de terrain abordables .. .</p>
-   <p>Le coût del 'énergie est un facteur de localisation important pour quelques industries pour lesquelles l 'énergie représente une part notable du prix de revient : c 'est le cas des unités de fabrication de l 'aluminium, d 'enrichissement de l 'uranium, de production de chlore . . . Cependant, le bas prix de l 'énergie ne suffira pas à a t t i rer de nombreuses industries pour lesquelles la possibilité de trouver du personnel qualifié et la présence de voies de com- munication (pour l 'approvisionnement en mat ières p remières et pour l 'écoulement des produits) sont des facteurs beaucoup plus décisifs dans les décisions d'implantation des industr iels . </p>
-   <p>En conclusion, le facteur "coût del 'énergie" peut être important dans certains cas, mais il semble que, bien souvent, la simple présence de centrales mixtes nucléaires ne suffira pas à a t t i re r les industr iels . Il faudrait donc implanter ces centrales soit sur des zones qui disposent d 'autres atouts pour a t t i rer les indus- tr ie ls : présence de main d'oeuvre qualifiée, communications et t ransports faciles, prix de te r ra in avantageux . . . soit sur des zones où les besoins de chaleur et d 'électr ici té sont d 'ores et déjà suffisants pour alimenter une centrale nucléaire de 1 000 MWth (2). </p>
+   <p>Le coût del 'énergie est un facteur de localisation important pour quelques industries pour lesquelles l'énergie représente une part notable du prix de revient : c'est le cas des unités de fabrication del 'aluminium, d'enrichissement del 'uranium, de production de chlore .. . Cependant, le bas prix del 'énergie ne suffira pas à attirer de nombreuses industries pour lesquelles la possibilité de trouver du personnel qualifié et la présence de voies de com- munication (pour l'approvisionnement en matières premières et pour l'écoulement des produits) sont des facteurs beaucoup plus décisifs dans les décisions d'implantation des industriels.</p>
+   <p>En conclusion, le facteur "coût del 'énergie" peut être important dans certains cas, mais il semble que, bien souvent, la simple présence de centrales mixtes nucléaires ne suffira pas à attirer les industriels. Il faudrait donc implanter ces centrales soit sur des zones qui disposent d'autres atouts pour attirer les indus- triels : présence de main d'oeuvre qualifiée, communications et transports faciles, prix de terrain avantageux. .. soit sur des zones où les besoins de chaleur et d'électricité sont d'ores et déjà suffisants pour alimenter une centrale nucléaire de 1000 MWth (2).</p>
    <p>(1) telles Fos ou Dunkerque en France (2) et où les industriels seraient disposés à s'alimenter auprès de la centrale nucléaire.</p>
    <p>46</p>
    <p></p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>Par contre, avoir une chaudière nucléaire unique de 1000 MWth contraint à disposer en réserve de la totalité de la puissance nécessaire pour satisfaire les besoins de vapeur (si l'on admet que l'on peut faire appel au réseau pour l'électricité). Il en résulte un coût plus impor- tant. Mais on remarquera que des moyens de production classiques seront souvent déjà installés au moment de la mise en service des unités nucléaires et pourront être utilisés en secours sans investisse- ments supplémentaire s.</p>
-   <p>Certains industriels envisagent également que le secours soit assuré par du nucléaire ce qui implique, si l'énergie consommée sur le site le justifie (l), l'installation de plusieurs centrales de 1000 MWth les arrêts programmés pour rechargement du combustible étant décalés les uns par rapport aux autres. Quelques personnes rencontrées pen- sent que le problème du secours constitue un argument en faveur des centrales nucléaires de puissance inférieure à 1000 MWth (2) par exemple 100 à 300 MWth). D'autres pensent que le coût del 'équipement de secours constitue un argument en faveur d'une solution publique (et à l 'encontre d'une solution privée par conséquent). </p>
+   <p>Certains industriels envisagent également que le secours soit assuré par du nucléaire ce qui implique, si l'énergie consommée sur le site le justifie (l), l'installation de plusieurs centrales de 1000 MWth les arrêts programmés pour rechargement du combustible étant décalés les uns par rapport aux autres. Quelques personnes rencontrées pen- sent que le problème du secours constitue un argument en faveur des centrales nucléaires de puissance inférieure à 1000 MWth (2) par exemple 100 à 300 MWth). D'autres pensent que le coût del 'équipement de secours constitue un argument en faveur d'une solution publique (et à l'encontre d'une solution privée par conséquent).</p>
    <p>En fait les études économiques montrent qu'il est parfois intéres- sant de construire, sur un même site, au moins deux unités nucléaires. A moins d'envisager effectivement l'installation de centrales de petite puissance, le seuil de rentabilité d'un projet ne sera atteint que pour une consommation d'énergie importante, c'est-à-dire dans le cadre d'un regroupement d'un grand nombre de consommateurs.</p>
    <p>3. 3. L'importance des investissements des centrales nucléaires</p>
    <p>Disposant de capacités de financement en général limitées, les industriels donnent la priorité aux investissements de production, les moyens généraux passant au second plan, sauf pour certaines industries grosses consommatrices d'énergie. Aussi, certains d'entre eux sont-ils effrayés par l'importance du coût de la construction d'une centrale nucléaire (de l'ordre de 700 à 1000 millions de francs français pour une centrale mixte de 1000 MWth (3) et par la durée d'amortissement.</p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>L'incitation à investir pour disposer d'énergie à un coût le plus faible possible n'est pas la même pour toutes les industries et dépend en particulier de la part de ce coût dans le prix de revient global des produits.</p>
-   <p>Si l'on considère par exemple l'industrie des pâtes, papiers et cartons qui est considérée traditionnellement comme un gros consom- mateur d'énergie, il faut savoir que le coût del 'énergie ne représente que 6 à 7 % du prix de revient global (1) alors que le coût des mat iè res p remières équivaut à 63-64 % du prix de revient : le problème de l 'approvisionnement en mat ières p remières est donc beaucoup plus important que celui de l 'énergie pour cette industr ie . Le problème actuel n 'est pas la pénurie de l 'énergie mais celle du bois. </p>
-   <p>En fait, le problème ne doit pas être posé simplement ent e rmes d ' invest issements, mais bien en terme de rentabilité globale d'un pro- jet . Si celle-ci est démontrée, des modes de financement externes pourront certainement être trouvés : </p>
+   <p>Si l'on considère par exemple l'industrie des pâtes, papiers et cartons qui est considérée traditionnellement comme un gros consom- mateur d'énergie, il faut savoir que le coût del 'énergie ne représente que 6 à 7 % du prix de revient global (1) alors que le coût des matières premières équivaut à 63-64 % du prix de revient : le problème del 'approvisionnement en matières premières est donc beaucoup plus important que celui del 'énergie pour cette industrie. Le problème actuel n'est pas la pénurie del 'énergie mais celle du bois.</p>
+   <p>En fait, le problème ne doit pas être posé simplement ent e rmes d'investissements, mais bien en terme de rentabilité globale d'un pro- jet. Si celle-ci est démontrée, des modes de financement externes pourront certainement être trouvés :</p>
    <p>- soit dans un cadre purement privé, par exemple sous forme de sociétés, regroupant éventuellement plusieurs industriels, chargées de réaliser et d'exploiter la centrale avec des appuis bancaires,</p>
    <p>- soit dans le cadre d'un pays ou d'une région, les distributeurs d'électricité fournissant également de la vapeur,</p>
    <p>- soit dans un cadre mixte associant les intérêts publics et privés (Société d'Economie Mixte, par exemple).</p>
    <p>3.4. Solution publique ou solution privée ?</p>
    <p>3.4. 1. Les avantages de la solution publique</p>
    <p>On a vu que le coût important des centrales nucléaires et le ca- ractère confidentiel (2) des plans à moyen ou long terme des</p>
-   <p>(1) dans la construction automobile, le prix del 'énergie est inférieur à 1 % du prix de revient (sans compter l 'énergie incluse dans les mat ières p remiè res ou pièces détachées) . . . (2) le désir de garder le secret entraîne une réticence des sociétés à coopérer . Certaines d'entre elles pensent d 'ai l leurs que si ce problème était résolu, elles auraient des problèmes avec le Gouvernement qui les accuseraient de consti- tuer des cartels . . . </p>
+   <p>(1) dans la construction automobile, le prix del 'énergie est inférieur à 1 % du prix de revient (sans compter l'énergie incluse dans les matières premières ou pièces détachées) .. . (2) le désir de garder le secret entraîne une réticence des sociétés à coopérer . Certaines d'entre elles pensent d'ailleurs que si ce problème était résolu, elles auraient des problèmes avec le Gouvernement qui les accuseraient de consti- tuer des cartels .. .</p>
    <p>49</p>
    <p></p>
   </div>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Les problèmes de tarification concernent : - le prix de vente del 'é lectr ic i té et de la vapeur aux industriels , - le prix du contrat de secours et de repr ise des excédents en </p>
+   <p>Les problèmes de tarification concernent : - le prix de vente del 'é lectr ici té et de la vapeur aux industriels, - le prix du contrat de secours et de reprise des excédents en</p>
    <p>cas d'autoproduction d'électricité.</p>
    <p>Une société rencontrée a suggéré une politique de tarif promo- tionnel qui permettrait de vendre l'énergie nucléaire à un prix "de série " et non à un prix de " prototype ". Cela nécessite une anticipation sur le futur. Pour prendre leurs décisions, les industriels ont besoin de connaître les prix le plus vite possible.</p>
    <p>3. 5. Attitude de la population résidente et de la population active</p>
    <p>La quasi totalité des industriels rencontrés prévoient des réac- tions négatives de la part de la population ou des travailleurs. Il paraît difficile d'installer une centrale nucléaire là ou des gens vivent ou travaillent (1). La peur du nucléaire aura peut être disparu dans 20 ans mais sûremant pas dans cinq ans. Le problème des déchets radioactifs, de la pollution, de la sécurité, paraissent particulièrement graves et préoccupants. Tout danger (d'explosion, de fuite .. .) doit être absolu- ment écarté pour que le personnel accepte de travailler à proximité d'une centrale nucléaire.</p>
    <p>Une difficulté importante provient du fait que les industries chi- miques (qui jouent le rôle moteur) recèlent des dangers pour les cen- trales. On a calculé, par exemple, au service de sûreté nucléaire français, qu'il fallait une distance minimale de sécurité de 4 km pour le méthane. Pour les gaz plus lourds comme l'éthylène, ce doit être encore plus sévère ; en effet, plus les gaz inflamm ables sont lourds plus ils sont dangereux car, en cas de fuite, ils forment des poches aux déplacements imprévisibles.</p>
-   <p>Les réactions que l'on peut attendre de la population constituent un obstacle qui apparaît difficile à surmonter actuellement surtout à l'encontre de centrales privées qui n'apporteront pas aux collectivités locales concernées des ressources financières aussi élevées que les centrales publiques. Les mouvements de protection del 'environnement et de lutte contre la pollution sont t r è s forts. Les craintes ressent ies par la population v is -à-vis des centrales nucléaires aboutissent, ou aboutiront, à exercer une pression sur les autorités chargées de donner les autorisations de construire les centrales (cas de la centrale BASF à Ludwigshafen) . Certains industriels proposent que des campagnes </p>
+   <p>Les réactions que l'on peut attendre de la population constituent un obstacle qui apparaît difficile à surmonter actuellement surtout à l'encontre de centrales privées qui n'apporteront pas aux collectivités locales concernées des ressources financières aussi élevées que les centrales publiques. Les mouvements de protection del 'environnement et de lutte contre la pollution sont très forts. Les craintes ressenties par la population vis-à-vis des centrales nucléaires aboutissent, ou aboutiront, à exercer une pression sur les autorités chargées de donner les autorisations de construire les centrales (cas de la centrale BASF à Ludwigshafen). Certains industriels proposent que des campagnes</p>
    <p>(1) cela est particulièrement marqué en Grande-Bretagne.</p>
    <p>52</p>
    <p></p>
    <p>Puissance électrique disponible et rendement global pour diverses valeurs du débit de vapeur (centrales PWR de 1000 MWth)</p>
    <p>débit de vapeur Q</p>
    <p>ent / h</p>
-   <p>(D 0</p>
+   <p>(D </p>
    <p>200</p>
    <p>400</p>
    <p>600</p>
    <p>120</p>
    <p>70</p>
    <p>30</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>rendement global</p>
    <p>(3)</p>
    <p>0,32</p>
    <p>1</p>
    <p>puissance équivalente de la vapeur en MW(th)</p>
    <p>(4)</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>150</p>
    <p>300</p>
    <p>450</p>
    <p>ratio vapeur</p>
    <p>puissance totale en %</p>
    <p>(5)</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>15</p>
    <p>30</p>
    <p>45</p>
    <p></p>
    <p>ANNEXE 1</p>
    <p>L'AMELIORATION DU RENDEMENT PAR LA PRODUCTION MIXTE</p>
-   <p>L'avantage de la production mixte, classique ou nucléaire, est d'améliorer le rendement de la centrale, en particulier en produisant l'énergie électrique par contrepression. Son utilisation permet donc d'éviter un certain gaspillage, notamment en combustibles, par rapport à une production indépendante del 'é lectr ici té et de la vapeur. </p>
-   <p>Cependant l'utilisation d'un cycle à contrepression est limi- tée, dans le cas d'un réacteur à eau légère pressurisée (PWR), parle fait que le niveau de pression de la vapeur produite parle réacteur est relativement bas (40 bars environ). Comme il est souhaitable de disposer d'une pression de vapeur suffisante (de l'ordre de 30 bars à la sortie del 'échangeur entre la vapeur produite parle réacteur et la vapeur à distr ibuer) pour amél iorer les conditions de transport , on est amené à produire l 'é lectr ici té dans une turbine "à condensation", la vapeur à distr ibuer ne passant pas dans la turbine. Cette hypothèse sur les conditions de t ransport de la vapeur paraît , en part icul ier bien adaptée au regroupement de con- sommateurs dans un rayon de 10 ou 12 km. </p>
+   <p>L'avantage de la production mixte, classique ou nucléaire, est d'améliorer le rendement de la centrale, en particulier en produisant l'énergie électrique par contrepression. Son utilisation permet donc d'éviter un certain gaspillage, notamment en combustibles, par rapport à une production indépendante del 'é lectr ici té et de la vapeur.</p>
+   <p>Cependant l'utilisation d'un cycle à contrepression est limi- tée, dans le cas d'un réacteur à eau légère pressurisée (PWR), parle fait que le niveau de pression de la vapeur produite parle réacteur est relativement bas (40 bars environ). Comme il est souhaitable de disposer d'une pression de vapeur suffisante (de l'ordre de 30 bars à la sortie del 'échangeur entre la vapeur produite parle réacteur et la vapeur à distribuer) pour améliorer les conditions de transport, on est amené à produire l'électricité dans une turbine "à condensation", la vapeur à distribuer ne passant pas dans la turbine. Cette hypothèse sur les conditions de transport de la vapeur paraît, en particulier bien adaptée au regroupement de con- sommateurs dans un rayon de 10 ou 12 km.</p>
    <p>Variation du rendement global</p>
    <p>Pour une centrale nucléaire de 1000 MWth, fonctionnant dans les conditions définies ci-dessus, on peut préciser l'ordre de grandeur de la variation du rendement global lorsque varie la part de la vapeur et indi- quer la puissance brute électrique correspondant à différents débits de vapeur (tableau ci-contre et graphique 2 ci-après).</p>
-   <p>Lorsque l'on ne produit que del 'é lectr ici té , le rendement global est de 0, 32 (il pourrait ê tre de 0, 36 ou de 0, 38 avec des moyens de production classiques). On perd les deux t iers de la chaleur (d'où "pollu- tion thermique" des cours d'eau ou nécessi té de construire des tours de réfrigération). Lorsque la centrale ne produit que de la vapeur (on parle alors de centrale "calogène") le rendement global est pratiquement égal à un (cf graphique 1). </p>
+   <p>Lorsque l'on ne produit que del 'é lectr ici té , le rendement global est de 0,32 (il pourrait être de 0, 36 ou de 0, 38 avec des moyens de production classiques). On perd les deux tiers de la chaleur (d'où "pollu- tion thermique" des cours d'eau ou nécessité de construire des tours de réfrigération). Lorsque la centrale ne produit que de la vapeur (on parle alors de centrale "calogène") le rendement global est pratiquement égal à un (cf graphique 1).</p>
    <p>59</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>GRAPH I QU E 1 : va r i a t ion du r endemen t global e&gt; en fonct ion du r a ppo r t : vapeur </p>
+   <p>GRAPH I QU E 1 : variation du rendement global e&gt; en fonction du rapport : vapeur</p>
    <p>» puissance totale</p>
    <p>RENDEMENT GLOBAL Ρ</p>
    <p>0,80.</p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>Les deux premières colonnes du tableau ci-avant permet- tent de voir quelques possibilités de répartition de la puissance totale de la centrale (l 000 MWth) entre vapeur et électricité, par exemple :</p>
-   <p>t / h et 320 MWe (centrale ent ièrement é lectrogène) - 200 t / h et 270 MWe - 600 t / h et 170 MWe - 1 000 t / h et 70 MWe - 1 320 t / h et 0 MWe (centrale uniquement calogène) . 0</p>
+   <p>t / h et 320 MWe (centrale entièrement électrogène) - 200 t/h et 270 MWe - 600 t/h et 170 MWe - 1000 t/h et 70 MWe - 1320 t/h et MWe (centrale uniquement calogène).</p>
    <p>61</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>0,2</p>
    <p>3,5</p>
    <p>0,2</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>13,4</p>
    <p>9,7</p>
    <p>bois</p>
    <p>1980</p>
    <p>X</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>X</p>
    <p>1</p>
    <p>5</p>
    <p>1985</p>
    <p>(X)</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>(x)</p>
    <p>1</p>
    <p>5</p>
    <p>1990</p>
    <p>(X)</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>(x)</p>
    <p>1</p>
    <p>6</p>
    <p>1980</p>
    <p>(X)</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>(x)</p>
    <p>1</p>
    <p>7</p>
    <p>1. INTRODUCTION</p>
    <p>On s'est attaché dans cette partie del ' étude à estimer les conséquences économiques, au niveau de chaque pays, de la r é a l i sa - tion de centrales mixtes nucléaires pour couvrir une partie des besoins énergétiques del ' industrie et du chauffage urbain.</p>
    <p>Par m il ' ensemble des facteurs significatifs, on a retenu plus particulièrement pour l'analyse deux d'entre eux .</p>
-   <p>Ils ' ag i t des économies de combus t ib l e d 'une pa r t , des s u p - p l é m e n t s d ' i n v e s t i s s e m e n t s d ' a u t r e p a r t : </p>
-   <p>a) La production de vapeur à partir de centrales nucléaires entraînera en effet une économie de combustibles classiques. Ils ' ag i t , en p r o - po r t i ons d i f fé ren tes se lon l e s pays , de c o m b u s t i b l e s so l ides ( c h a r - bon), gazeux ou l iqu ides (fuel). Les économies de fuel sont p a r t i c u - l i è r e m e n t i n t é r e s s a n t e s : e l l e s p e r m e t t e n t de d i m i n u e r l e s i m p o r t a - t ions de p é t r o l e bru t et d ' a m é l i o r e r a ins i l e s ba lances des p a i e m e n t s . </p>
+   <p>Ils ' ag i t des économies de combustible d'une part, des sup- plémentsd'investissements d'autre part :</p>
+   <p>a) La production de vapeur à partir de centrales nucléaires entraînera en effet une économie de combustibles classiques. Ils ' ag i t , en pro- portions différentes selon les pays, de combustibles solides (char- bon), gazeux ou liquides (fuel). Les économies de fuel sont particu- lièrement intéressante s : elles permettent de diminuer les importa- tions de pétrole brut et d'améliorer ainsi les balances des paiements.</p>
    <p>b) En contrepartie, la construction de centrales mixtes nucléaires conduira à des charges financières d'investissement plus importan- tes. On cherchera à chiffrer les supplémentsd'investissements entraînés par la solution "nucléaire" et à les comparer aux principaux indicateurs de la Comptabilité Nationale (Produit National Brut, formation brute de capital fixe).</p>
    <p>2. LES ECONOMIES DE COMBUSTIBLES CLASSIQUES</p>
    <p>C'est seulement pour la production de vapeur que les centra- les nucléaires mixtes peuvent apporter des économies de combustibles classiques.</p>
    <p>6</p>
    <p>44</p>
    <p>1700 x­, — ^„ „„ ...... w , _, „v. „t. ψ ία ¡.umie. £.n utilisant ie ae r ni e r cours p. o. O) ae l'unité de coi</p>
-   <p>européenne (1 EUR = 5, 2260 FF = 1, 30646 $, la tonne de pétrole brute s tes t imée à 62, 6 EUR ou 327 F F . (2) Obtenu en combinan t l e s hypo thèses m et A (3) Obtenu en combinant l e s hypo thèses M et Β ± s u r la base de 1 tonne de pé t ro l e = 1, 43 t ec </p>
+   <p>européenne (1 EUR = 5, 2260 FF = 1, 30646 $, la tonne de pétrole brute s tes t imée à 62, 6 EUR ou 327 FF . (2) Obtenu en combinant les hypothèses met A (3) Obtenu en combinant les hypothèses M et Β ± surla base de 1 tonne de pétrole = 1, 43 tec</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p>Mais il faut tenir compte du fait que, dans la couverture des besoins par une solution classique, seule une partie de la vapeur est produite à partir de fuel.</p>
    <p>On a retenu deux hypothèses (A et B) sur ce que pourrait être cette part : ­ l'hypothèse A (minimum) repose surla prolongation de l'évolution retracée par les données statistiques de l'OSCE (1960­1971) et du CEFIC (pour la chimie, de I960 à 1973),</p>
    <p>­ l'hypothèse Β (maximum) suppose que l'économie de gaz ou de char­ bon entraînée par la production de vapeur d'origine nucléaire implique indirectement une économie supplémentaire de fuel, ces combustibles se substituant pour partie (4) à du fuel consommé dans d'autres secteurs.</p>
-   <p>Au niveau del 'Europe des neuf, l 'économie de fuel porterai t sur 54 % (hypothèse A) à 82 % (hypothèse B) de l 'ensemble des combus­ tibles classiques économisés par la vapeur d'origine nucléaire. </p>
+   <p>Au niveau del 'Europe des neuf, l'économie de fuel porterait sur 54% (hypothèse A) à 82% (hypothèse B) del 'ensemble des combus­ tibles classiques économisés par la vapeur d'origine nucléaire.</p>
    <p>Pour les 9 pays de la C. Ε. , les économies sont les suivantes ­ équivalent t. e. c. 25 à 50 M de tonnes ­ part réelle (estimée) du fuel 10 à 27 M de tonnes. (3)</p>
    <p>(1) Obtenu surla base d'une durée moyenne annuelle d'utilisation de la puis­ sance maximale de 7 500 heures pour la chimie et de 5 000 heures pour les autres industries, (2) A raison de 3,3 millions de tonnes de tonnes de vapeur par centrale cor­ respondant, par exemple, à un débit de 1320 t/h pendant une durée de 2 500 heures annuelles. (3) Si on suppose que tous les combustibles classiques économisés entraî­ nent une diminution des importations de produits pétroliers (100 % au lieu de 54 à 82 %) la diminution annuelle peut atteindre 33 millions de tonnes de pétrole.</p>
    <p>70</p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>En fait, le problème se situe au niveau du pétrole brut, normalement importé, et non au niveau du fuel, produit issu du raffi- nage. On supposera que l'économie d'une tonne de fuel entraînera l'économie d'une tonne de pétrole brut. Cela implique une modification des raffineries (installation d'unités "de conversion") pour produire une plus grande proportion de produits légers. Il s'agit en fait d'une évolu- tion inéluctable compte tenu des bouleversements qu'entraînera le développement de la production d'électricité d'origine nucléaire.</p>
-   <p>En avenir incertain, il est difficile de préciser ce que pour- rait être le prix du pétrole en 1990. Différents scénarios pourraient être envisagés prenant en considération en particulier des éléments de nature politique. A titre indicatif, et pour donner des ordres de grandeur del 'incidence des économies de pétrole brut sur les balances des paiements de chaque pays en 1990, on s 'est contenté d'appliquer le taux actuel (mai 1975) de 82 dollars la tonne. </p>
+   <p>En avenir incertain, il est difficile de préciser ce que pour- rait être le prix du pétrole en 1990. Différents scénarios pourraient être envisagés prenant en considération en particulier des éléments de nature politique. A titre indicatif, et pour donner des ordres de grandeur del 'incidence des économies de pétrole brut sur les balances des paiements de chaque pays en 1990, on s'est contenté d'appliquer le taux actuel (mai 1975) de 82 dollars la tonne.</p>
    <p>Les économies annuelles pour les neuf paye de la C.E. seraient alors de 600 à 1700 millions d'EUR (soit 3, 1 à 8, 9 milliards de francs français actuels ou 800 à 2 200 millions de $ actuels).</p>
    <p>Il est intéressant de comparer l'ordre de grandeur :</p>
    <p>- des économies de combustibles classiques et, en parti- culier, de pétrole brut que pourrait entraîner l'utilisation des centrales mixtes nucléaires en 1990,</p>
    <p>- et des consommations actuelles (1972) de fuel lourd (1) et de pétrole brut.</p>
-   <p>En ne retenant que l'estimation maximum des économies potentielles, on a calculé la part des économies de pétrole (en 1990) par rapport à la consommation de pétrole brut (en 1972) : cette part est del 'ordre de 5 % (9, 2 % pour la RFA). </p>
+   <p>En ne retenant que l'estimation maximum des économies potentielles, on a calculé la part des économies de pétrole (en 1990) par rapport à la consommation de pétrole brut (en 1972) : cette part est del 'ordre de 5 % (9, 2 % pour la RFA).</p>
    <p>3. COUT DES CENTRALES MIXTES NUCLEAIRES : supplément d'inves- tissement par rapport à des solutions classiques</p>
    <p>3. 1. Présentation</p>
    <p>L'évaluation du coût de production d'énergie dans une cen- trale mixte nucléaire dépend d'un certain nombre d'éléments dont les plus significatifs sont :</p>
    <p></p>
    <p>- les charges financières annuelles correspondant aux investissements nucléaires,</p>
    <p>- les charges d'exploitation comprenant, en particulier, le coût du combustible nucléaire,</p>
-   <p>- les charges correspondant à la fourniture del 'énergie de secours (vapeur et électr ici té) . </p>
+   <p>- les charges correspondant à la fourniture del 'énergie de secours (vapeur et électricité).</p>
    <p>Dans la comparaison macro-économique ci-après, on a estimé des ordres de grandeur des suppléments d'investisse- ments entraînés par la construction des centrales mixtes nucléai- res. Ont été comparés :</p>
    <p>- le coût d'investissement pour la construction de centrales mixtes nucléaires,</p>
    <p>- et le coût d'investissement d'une "solution de référence" dans laquelle la vapeur est produite par des équipements classiques non nucléaires.</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>On obtient pour chacune de ces hypothèses et dans les conditions économiques du p r em i e r t r i m e s t r e de 1975 une e s t i ­ ma t i on de l ' i n v e s t i s s emen t d 'une c en t r a l e mix te de 1 000 MWth ( comprenan t l ' e n s emb l e des f r a i s d ' é t ude s , de cons t ruc t ion , d ' e s s a i s et de m i s e en s e r v i c e ) c omp r i s e en t r e 700 et 1 000 m i l ­ l ions de f r ancs f r ança i s a c t u e l s . </p>
+   <p>On obtient pour chacune de ces hypothèses et dans les conditions économiques du p r em ie rt r i mes tre de 1975 une esti­ mation del ' investissement d'une centrale mixte de 1000 MWth (comprenant l'ensemble des frais d'études, de construction, d'essais et de mise en service) comprise entre 700 et 1000 m il ­ lions de francs français actuels.</p>
    <p>Les charges financières annuelles sont comprises entre 114 et 170 millions de francs français. Ces charges tiennent compte des intérêts intercalaires pendant ? Λ construction, du coût de la première charge de combustible nucléaire qui est considérée comme un investissement et d'un remboursement du capital en 20 ans, avec un taux d'intérêt de 10 %.</p>
    <p>3. 3. Montant unitaire des investissements des "solutions de référence'</p>
    <p>On a, pour fixer les idées, retenu deux solutions de référence : la solution 1 dans laquelle l'électricité et la vapeur sont produites (séparément) avec des combustibles classiques et la solution 2 dans laquelle la vapeur est produite au moyen de chaudières classiques mais l'électricité au moyen de centrales nucléaires entièrement électrogènes.</p>
    <p>4</p>
    <p>3</p>
    <p>7</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>1</p>
    <p>48</p>
    <p>M</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>En fait, pour le calcul, on est conduit à prendre en compte des ratios de coût par MWe installé en classique ou en nucléaire, ou part /h de vapeur d'origine classique (1) puis à les appliquer à une solution de référence équivalente en puissance à la centrale mixte nucléaire (l 000 MWth correspondant à 150 MWe et 700 t /h de vapeur). </p>
+   <p>En fait, pour le calcul, on est conduit à prendre en compte des ratios de coût par MWe installé en classique ou en nucléaire, ou part /h de vapeur d'origine classique (1) puis à les appliquer à une solution de référence équivalente en puissance à la centrale mixte nucléaire (l 000 MWth correspondant à 150 MWe et 700 t/h de vapeur).</p>
    <p>On peut ainsi procéder ensuite à des comparaisons entre les solutions de référence et la solution mixte nucléaire.</p>
    <p>3.4. Comparaison unitaire des deux solutions</p>
    <p>Les coûts d'investissements et les charges financières annuelles sont plus élevées dans la solution "centrale mixte nuclé- aire" (hypothèses de coût minimum et maximum) que dans la solu- tion de référence (solutions 1 et 2). On a calculé les écarts extrêmes possibles entre le coût des centrales mixtes nucléaires et celui des solutions de référence.</p>
    <p>3. 5. Comparaison globale</p>
    <p>On a calculé dans le tableau ci-contre les limites extrêmes de suppléments d'annuité d'investissement. Il s'agit d'une donnée annuelle, donc comparable aux économies annuelles de fuel importé (rappelées à droite du tableau).</p>
    <p>Pour l'Europe des Neuf, on aboutit à un supplément d'annuité compris entre 3 et 14, 4 milliards de francs français actuels (les économies annuelles de devises étant comprises entre 3, 1 et 8, 9 milliards).</p>
-   <p>(1) Ces ratios ressortent del 'analyse des coûts d'unités de 700 ou 1 000 MWe et de tranches de 200 t /h de vapeur. </p>
+   <p>(1) Ces ratios ressortent del 'analyse des coûts d'unités de 700 ou 1000 MWe et de tranches de 200 t/h de vapeur.</p>
    <p>75</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>Afin de replacer les charges globales définies ci-dessus dans le cadre économique général, ces valeurs ont été comparées à un certain nombre d'indicateurs de comptabilités nationales, à savoir :</p>
    <p>- Produit National Brut (PNB) - Formation Brute de Capital Fixe (FBCF).</p>
    <p>On a calculé les pourcentages des charges financières annuelles moyennes (1) en 1990 correspondant à la construction des centrales mixtes nucléaires, par rapport aux indicateurs va- lables pour l'année 1972.</p>
-   <p>Il apparaît que pour l'ensemble del 'Europe des Neuf la charge financière annuelle en 1990 représente environ 4 0 / 0 0 du PNB de 1972 et 16 °/0O de la FBCF de 1972 (2). </p>
+   <p>Il apparaît que pour l'ensemble del 'Europe des Neuf la charge financière annuelle en 1990 représente environ 40 / 0 du PNB de 1972 et 16 °/0O de la FBCF de 1972 (2).</p>
    <p>(1) correspondant à la moyenne des coûts unitaires étudiés précédemment. (2) la charge financière annuelle en 1990 représenterait 2 °/00 du PNB de 1990 et 8 °/00 de la FBCF de 1990 si le PNB et la FBCF doublaient entre 1972 et 1990 (taux moyen annuel de croissance de 4 %).</p>
    <p>76</p>
    <p></p>
    <p></p>
   </div>
   <ul>
-   <li>Table des matières </li>
+   <li>Table des matières</li>
    <li>INTRODUCTION</li>
    <li>PRESENTATION ET RAPPEL DES PRINCIPAUX RESULTATS</li>
    <li>CHAPITRE 1 - LE CHOIX DES SECTEURS ETUDIES</li>

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-  <title>Étude du marché européen des centrales nucléaires industrielles pour la production mixte de vapeur et d'électricité : Études Synthèse - 1975 </title>
+  <title>Étude du marché européen des centrales nucléaires industrielles pour la production mixte de vapeur et d'électricité : Études Synthèse - 1975</title>
  </head>
  <body>
   <div class="page">
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>INTRODUCTION</p>
-   <p>Jusqu'à une date récente l'utilisation del 'énergie nucléaire a été envisagée presque exclusivement pour la fourniture d 'électr ici té et les producteurs ont été en général rése rvés sur la fourniture éventuelle de chaleur à des usagers industriels ou à des foyers domestiques. </p>
+   <p>Jusqu'à une date récente l'utilisation del 'énergie nucléaire a été envisagée presque exclusivement pour la fourniture d'électricité et les producteurs ont été en général réservés surla fourniture éventuelle de chaleur à des usagers industriels ou à des foyers domestiques.</p>
    <p>Cependant, l'industrie et les ménages consomment chacun autant de combustibles classiques que le secteur production d'électricité.</p>
    <p>Aussi l'augmentation récente du prix des produits pétroliers conduit à s'interroger sur l'opportunité de la production mixte (électricité et vapeur) à partir du nucléaire, ce qui permettrait d'économiser des combustibles classiques.</p>
    <p>Il peut s'agir de production mixte, soit au niveau de la dis­ tribution publique, soit au niveau de Γ autoproduction.</p>
    <p>Bien souvent, l'autoproduction d'électricité se fait sous la forme d'une production mixte électricité-vapeur.</p>
    <p>Il faut en effet globalement moins de combustibles pour pro- duire simultanément des quantités déterminées de vapeur et d'électricité que pour les produire séparément. La coexistence des besoins chaleur et électricité ne suffit toutefois pas à justifier l'adoption de telles solu- tions ; pour assurer une bonne rentabilité des investissements spécifi- ques, il convient que les durées d'utilisation des puissances installées soient importantes et qu'il y ait bonne simultanéité des besoins thermi- ques et électriques.</p>
    <p>Sous l'effet conjugué de différents facteurs (accroissement de la taille des unités de production, concentration industrielle, évolution des technologies de fabrication avec un appel accru à la chaleur et au froid, etc .. .) on assiste depuis quelques années à un développement d'installations de chaleur-force de grande puissance utilisant soit des turbines à contre-pression, soit des turbines à gaz.</p>
-   <p>La hausse récente du coût del 'énergie pr imaire va modifier les caractéris t iques des marchés de la production autonome "classique" fondée sur l 'utilisation des combustibles traditionnels. Jusqu'à la cr ise de 1973 en effet, le rapport de prix privilégiait généralement ces com- bustibles au détriment de l 'énergie électrique. </p>
+   <p>La hausse récente du coût del 'énergie primaire va modifier les caractéristiques des marchés de la production autonome "classique" fondée sur l'utilisation des combustibles traditionnels. Jusqu'à la crise de 1973 en effet, le rapport de prix privilégiait généralement ces com- bustibles au détriment del 'énergie électrique.</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Les distributeurs publics d'électricité s'orientent main­ tenant vers une utilisation accrue del 'énergie nucléaire par mise en oeuvre de centrales dont la taille unitaire peut atteindre 1 300 MWe. </p>
+   <p>Les distributeurs publics d'électricité s'orientent main­ tenant vers une utilisation accrue del 'énergie nucléaire par mise en oeuvre de centrales dont la taille unitaire peut atteindre 1 300 MWe.</p>
    <p>Le glissement en faveur du nucléaire peut également être sensible au niveau des autoproducteurs dont certains envisagent déjà d'installer des centrales autonomes dans des complexes industriels.</p>
    <p>Par ailleurs, le chauffage urbain, qui connaît un dévelop­ pement inégal selon les pays de la C. Ε. , peut être un utilisateur po­ tentiel de la vapeur produite par des centrales nucléaires. Par rapport aux besoins de chaleur industrielle, le chauffage urbain présente l'inconvénient d'avoir une faible durée de fonctionnement annuel, mais il a l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien avec l'eau chaude qu'avec la vapeur.</p>
-   <p>La présente étude a pour objectif l'appréciation des possi­ bilités d'utilisation del 'énergie nucléaire ­ sous forme de centrales à eau légère d'une puissance au moins égale à 1 000 mégawatts thermiques soit 330 mégawatts électriques ­ pour la production mixte de vapeur et d 'électrici té pour les usages industriels et pour le chauffage urbain à l 'horizon 1990. </p>
-   <p>Il était prévu initialement d'étudier l'utilisation del 'énergie nucléaire pour la production mixte vapeur­électr ici té simplement au niveau des autoproducteurs. Il est apparu rapidement que ce point de vue risquait d 'être trop restrictif : de nombreux industriels ne se sen­ taient pas suffisamment concernés par le problème au point d ' investir dans une centrale nucléaire, même en collaboration avec d 'autres industr iels . Inversement, un certain nombre de distr ibuteurs publics commencent à s ' in téresser de près au marché de la chaleur et ont en­ t repr is des études dans ce sens (notamment en Allemagne, en France, en Italie . . . ). </p>
+   <p>La présente étude a pour objectif l'appréciation des possi­ bilités d'utilisation del 'énergie nucléaire ­ sous forme de centrales à eau légère d'une puissance au moins égale à 1000 mégawatts thermiques soit 330 mégawatts électriques ­ pour la production mixte de vapeur et d'électricité pour les usages industriels et pour le chauffage urbain à l'horizon 1990.</p>
+   <p>Il était prévu initialement d'étudier l'utilisation del 'énergie nucléaire pour la production mixte vapeur­électricité simplement au niveau des autoproducteurs. Il est apparu rapidement que ce point de vue risquait d'être trop restrictif : de nombreux industriels ne se sen­ taient pas suffisamment concernés parle problème au point d'investir dans une centrale nucléaire, même en collaboration avec d'autres industriels. Inversement, un certain nombre de distributeurs publics commencent à s'intéresser de près au marché de la chaleur et ont en­ trepris des études dans ce sens (notamment en Allemagne, en France, en Italie .. . ).</p>
    <p>Après avoir rappelé dans le paragraphe 2 ci­après les principaux résultats de cette étude, on trouvera la synthèse des travaux effectués dans les chapitres 1 à 6 : Chapitre 1 : le choix des secteurs étudiés Chapitre 2 : les besoins en vapeur del ' industrie Chapitre 3 : le marché potentiel des centrales mixtes nucléaires pour</p>
    <p>l'industrie Chapitre 4 : le marché potentiel des centrales mixtes nucléaires pour</p>
    <p>le chauffage urbain Chapitre 5 : récapitulation et principales conséquences d'ordre économique Chapitre 6 : les moyens à mettre en oeuvre pour favoriser le dévelop­</p>
    <p></p>
    <p>Estimation du marché potentiel des centrales mixtes nucléaires</p>
    <p>en 1990 (1)</p>
-   <p>D éb </p>
-   <p>it m </p>
-   <p>oy en </p>
+   <p>D éb</p>
+   <p>it m</p>
+   <p>oy en</p>
    <p>10</p>
-   <p>00 t </p>
-   <p>/h </p>
+   <p>00 t</p>
+   <p>/h</p>
    <p>par</p>
-   <p>ce nt </p>
-   <p>ra le </p>
+   <p>ce nt</p>
+   <p>ra le</p>
    <p>D</p>
-   <p>éb it </p>
-   <p>m oy </p>
+   <p>éb it</p>
+   <p>m oy</p>
    <p>en 7</p>
-   <p>00 t </p>
-   <p>/h </p>
+   <p>00 t</p>
+   <p>/h</p>
    <p>par</p>
-   <p>ce nt </p>
-   <p>ra le </p>
+   <p>ce nt</p>
+   <p>ra le</p>
    <p></p>
    <p>RFA France</p>
    <p>Italie</p>
    <p>total</p>
    <p>minimum</p>
    <p>besoins industriels</p>
-   <p>76 63 250 0</p>
+   <p>76 63 250 </p>
    <p>29</p>
    <p>108 8 43</p>
    <p>700</p>
    <p>40</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>41 000 0 1 0</p>
+   <p>41 000 0 1</p>
    <p>6</p>
-   <p>61 000 0 1 0</p>
+   <p>61 000 0 1</p>
    <p>8</p>
    <p>ensemble</p>
    <p>11</p>
    <p>63</p>
    <p>2</p>
    <p>5</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>1</p>
    <p>35</p>
-   <p>16 98 437 1 0</p>
+   <p>16 98 437 1</p>
    <p>48</p>
    <p>maximum</p>
    <p>besoins industriels</p>
    <p>1</p>
    <p>72</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>172 2 0 0 0 1 0</p>
+   <p>172 2 000 1</p>
    <p>22</p>
    <p>25 40 3000 3</p>
    <p>35</p>
    <p>(1) dans l'hypothèse de centrales de 1000 MWth, c'est-à-dire 330 MV'e (2) cette puissance totale devant évoluer comme suit :</p>
    <p>21 600 MWe en 1975 67 300 MWe en 1980</p>
    <p>200 000 MWe en 1985 412 000 MWe en 1990</p>
-   <p>(Source ¡Orientations pour le secteur del 'é lectr ici té dans la Communauté," Bruxelles, novembre 1974) </p>
+   <p>(Source ¡Orientations pour le secteur del 'é lectr ici té dans la Communauté," Bruxelles, novembre 1974)</p>
    <p>13</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>Si les besoins d'électricité des établissements - dont on a regrou- pé les besoins de vapeur pour les satisfaire au moyen d'une centrale mixte nucléaire - sont insuffisants pour atteindre la puissance souhaitée, il est toujours possible :</p>
    <p>- soit de faire appel aux besoins d'électricité d'autres établisse- ments qui peuvent être plus éloignés (ce peuvent être par exemple des établissements consommant beaucoup d'électricité et peu de vapeur : sidérurgie, métaux non ferreux, produits minéraux non métalliques .. .) ;</p>
    <p>- soit de céder l'électricité supplémentaire au réseau (l).</p>
-   <p>Ainsi du fait que le coût de transport de la vapeur est beaucoup plus élevé que celui du transport del 'énergie électrique, le choix des sec- teurs a- t - i l été fait essentiellement à par t i r des besoins de vapeur, les besoins d 'électrici té jouant un rôle complémentaire. </p>
-   <p>1. .On peut prendre del 'é lectr ici té au réseau dans l'hypothèse inverse où la demande d 'électr ici té des établissements dont on regroupe les besoins d'énergie serait supérieure à la puissance de la centrale mixte installée. </p>
+   <p>Ainsi du fait que le coût de transport de la vapeur est beaucoup plus élevé que celui du transport del 'énergie électrique, le choix des sec- teurs a-t-il été fait essentiellement à partir des besoins de vapeur, les besoins d'électricité jouant un rôle complémentaire.</p>
+   <p>1. .On peut prendre del 'é lectr ici té au réseau dans l'hypothèse inverse où la demande d'électricité des établissements dont on regroupe les besoins d'énergie serait supérieure à la puissance de la centrale mixte installée.</p>
    <p>15</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>2. LES CRITERES DE CHOIX : LA CONSOMMATION DE COMBUSTIBLES ET LEUR MODALITE D'UTILISATION D'UNE PART, LA CONCENTRA­ TION D 'AUTRE PART (1). </p>
-   <p>Les utilisations de la chaleur à basse température, sous forme de vapeur en particulier, sont multiples et ser encon t r en t à peu p r è s dans tous l e s s e c t e u r s d ' a c t i v i t é s . </p>
+   <p>2. LES CRITERES DE CHOIX : LA CONSOMMATION DE COMBUSTIBLES ET LEUR MODALITE D'UTILISATION D'UNE PART, LA CONCENTRA­ TION D 'AUTRE PART (1).</p>
+   <p>Les utilisations de la chaleur à basse température, sous forme de vapeur en particulier, sont multiples et ser encon t r ent à peu près dans tous les secteurs d'activités.</p>
    <p>Trois critères ont été pris en compte pour le choix des secteurs : ­ l'importance des besoins en vapeur au niveau du secteur, estimée au moyen des statistiques de consommation de fuel lourd et des pourcentages d'utili­ sation sous chaudière qui traduisent la part des combustibles utilisés sous forme de vapeur (2) ;</p>
    <p>­ l'importance des besoins en vapeur au niveau des plus grands établisse­ ments. Le seuil minimum depuis sance (1000 MWth) étant très élevé, il convient de ne retenir que les secteurs dont les plus grands établisse­ ments consomment suffisamment de vapeur pour pouvoir envisager de mettre leurs besoins de vapeur en commun avec d'autres industriels ;</p>
    <p>­ l'importance de la part des produits pétroliers dans les consommations de combustibles des secteurs industriels ; c'est ainsi que cette part (3) est de 59 f° pour la chimie (secteur retenu) mais seulement de 19 "'■ pour la sidérurgie (secteur non retenu).</p>
-   <p>3. LES SECTEURS RETENUS ET LEUR PART DANS LA CONSOMMATION ΡΓ COMBUSTIBLES ET D 'ELECTRICITE DE L' INDUSTRIE </p>
+   <p>3. LES SECTEURS RETENUS ET LEUR PART DANS LA CONSOMMATION ΡΓ COMBUSTIBLES ET D'ELECTRICITE DE L'INDUSTRIE</p>
    <p>La démarche décrite ci­dessus a conduit à retenir sept secteurs industriels pour leurs besoins de vapeur : ­ CHIMIE (nc 17 12, OSCE) (4) ­ INDUSTRIES AGRICOLES ET ALIMENTAIRES (n: 17 15) ­ TEXTILE (n° 1716) ­ PAPIER (n= 1717) ­ CONSTRUCTION AUTOMOBILE (5) ­ CAOUTCHOUC (6) ­ BOIS (6).</p>
-   <p>1. ou "granulometrie" c'est­à­dire répartition des établissements par taille selon les effectifs employés. 2. le reste étant utilisé sous forme de flamme directe. 3. pour les produits pétroliers non gazeux dans l'Europe des Six en 1^70. 4. numéros des statistiques del ' énergie del 'OSCE 5. s o u s ­ s e c t e u r du s e c t eu r nc 1718 " fab r i ca t ions mé t a l l i q u e s " 6. s o u s ­ s e c t e u r du s e c t eu r ri0 1719 " a u t r e s b r a n c h e s " . </p>
+   <p>1. ou "granulometrie" c'est­à­dire répartition des établissements par taille selon les effectifs employés. 2. le reste étant utilisé sous forme de flamme directe. 3. pour les produits pétroliers non gazeux dans l'Europe des Six en 1^70. 4. numéros des statistiques del ' énergie del 'OSCE 5. sous­secteur du secteur nc 1718 "fabrications métalliques" 6. sous­secteur du secteur ri0 1719 "autres branches".</p>
    <p>16</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>Ces sept secteurs représentent environ 40 'fo des besoins de combustibles industriels. On rencontre en effet beaucoup de consomma- tions "directes" de combustibles (c'est-à-dire sous forme de flamme mais pas de vapeur) dans la sidérurgie et dans les produits minéraux non métal- liques, ces deux secteurs non retenus représentant environ la moitié des besoins totaux de combustibles industriels.</p>
    <p>Les quatre premiers secteurs retenus, pour lesquels on dispose de statistiques plus complètes, regroupent :</p>
    <p>- 36 % des consommations d'énergie - 42 % des consommations d'électricité - 32 fö des consommations de combustibles</p>
-   <p>del 'ensemble des secteurs industriels ( l ) . </p>
-   <p>Source : statistiques del 'énergie, OSCE, 1970 </p>
+   <p>del 'ensemble des secteurs industriels (l).</p>
+   <p>Source : statistiques del 'énergie, OSCE, 1970</p>
    <p>17</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>- BASF à Ludwigshafen : 2 500 t/h et 720 MWe - Chemische Werke Huis à Mari : 1 100 t/h et 550 MWe - Hoeschst à Höchst : 1000 t/h et 440 MWe - Bayer à Leverkusen : 1 100 t/h et 350 MWe - Bayer à Dormagen : 1000 t/h et 250 MWe - Bayer à Uerdingen : 550 t/h et 200 MWe.</p>
    <p>On voit ainsi que la chimie allemande, certes particulièrement con- centrée, possède actuellement au moins six sites dont les besoins d'énergie dépassent la production d'une centrale nucléaire mixte de 1000 MWth (3).</p>
    <p>De même, la France possède deux sites chacun de 1000 th et 8 plateformes de 400 à 600 t/h. L'Italie pour sa part possède 5 à 6 sites de taille comparable.</p>
-   <p>1. Conseil Européen des Fédérations del ' I ndus t r i e C h i m i q u e 2. "Pos i t ion de l ' i n d u s t r i e chimique européenne s u r la nouvel le s t r a t é g i e de l ' é n e r g i e n u c l é a i r e pour la C o m m u n a u t é " . 3. Rappelons que le débit de vapeur d 'une cen t r a l e n u c l é a i r e de 1 000 MWth es t de 1 320 t / h si el le ne produi t que de la vapeu r . En cas de produc t ion mix te , la r é p a r t i t i o n en t r e vapeur et é l e c t r i c i t é p o u r r a i t ê t r e p a r exemple : 400 t 'h et 220 MWe ; 600 t / h et 170 MWe ; 700 t / h et 150 MWe ; 800 t / h et 120 MWe etc . . . (voir annexe 1). </p>
+   <p>1. Conseil Européen des Fédérations del ' I ndus t r ie Chimique 2. "Position del ' industrie chimique européennes ur la nouvelles t r a t é g ie del ' énergie nucléaire pour la Communauté". 3. Rappelons que le débit de vapeur d'une centrale nucléaire de 1000 MWth est de 1320 t/h si elle ne produit que de la vapeur. En cas de production mixte, la répartition entre vapeur et électricité pourrait être par exemple : 400 t 'h et 220 MWe ; 600 t/h et 170 MWe ; 700 t/h et 150 MWe ; 800 t/h et 120 MWe etc .. . (voir annexe 1).</p>
    <p>20</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>2. LES AUTRES SECTEURS INDUSTRIELS</p>
    <p>On indiquera ci-après quelques caractéristiques d'utilisation de vapeur dans les "autres secteurs" :</p>
    <p>2. 1. Papier</p>
-   <p>On utilise de la vapeur tant pour la fabrication de la pâte (1) que pour celle du papier. 30 % de la vapeur utilisée pour la pâte à papier sert à l'évaporation et à la caustification. Il s'agit de vapeur à 2", 5 bars saturée (donc à 135"). Les 70% restants servent à la cuisson. Ils 'agit de vapeur saturée à 13 bars (194°) ou à 16 bars (203e). </p>
+   <p>On utilise de la vapeur tant pour la fabrication de la pâte (1) que pour celle du papier. 30 % de la vapeur utilisée pour la pâte à papier sert à l'évaporation et à la caustification. Il s'agit de vapeur à 2", 5 bars saturée (donc à 135"). Les 70% restants servent à la cuisson. Ils 'agit de vapeur saturée à 13 bars (194°) ou à 16 bars (203e).</p>
    <p>2.2. Industries agricoles et alimentaires (IAA)</p>
    <p>On rencontre des utilisations de vapeur dans la plupart des IAA et en particulier dans la sucrerie (besoins saisonniers : 100 jours par an), la laiterie (fabrication de poudre de lait), la brasserie et la distillerie industrielle (alcool de betterave, démêlasse .. . ).</p>
    <p>2.3. L'industrie textile</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>De même, on a distingué pour le secteur papier : ­ le papier d'emballage (2, 6 t/t), ­ le papier journal (3, 3 t/t), ­ le papier d'impression écriture (3, 3 t/t), ­ les cartons (3, 7 t/t), ­ les autres (4, t / t ) . Pour la chimie, par contre, une approche analytique sera i t difficile 0</p>
+   <p>De même, on a distingué pour le secteur papier : ­ le papier d'emballage (2, 6 t/t), ­ le papier journal (3, 3 t/t), ­ le papier d'impression écriture (3, 3 t/t), ­ les cartons (3, 7 t/t), ­ les autres (4, t / t ). Pour la chimie, par contre, une approche analytique serait difficile</p>
    <p>car les produits sont très nombreux et les ratios de consommations uni­ taires varient beaucoup pour la fabrication d'un même produit en fonction du procédé utilisé, de la capacité de production et de la structure des complexes chimiques. Les besoins de vapeur de la chimie n'ont donc été estimés que selon une approche globale.</p>
    <p>3. 2. L'approche globale L'approche globale repose sur une estimation de la part des com­</p>
    <p>bustibles consommés par un secteur qui sont utilisés sous chaudière, c'est­à­dire sous forme de vapeur, par opposition à la flamme directe (des fours par exemple). On convertit ensuite la quantité de combustibles utilisés sous chaudière en tonnes de vapeur surla base de 1 t. e. c. égale 9 tonnes de vapeur ou une tonne de fuel égale 13 tonnes de vapeur.</p>
    <p></p>
    <p>LISTE DES PRINCIPAUX SITES CHIMIQUES PAR PAYS</p>
    <p>R. F. A.</p>
-   <p>I. Ludwigshaien £. Dormagen i. Uerdingen i. Leverkusen 5. Brunsbuttel L&gt;. Marl 7. Höchst 3. Gendorf­Burghausen J. Stuttgart 10. Karlsruhe 11. Wiesbaden 12. Köln 12. Dusseldorf 14. E s s en 15. Dortmund 1 6. Stade 17. Hamburg </p>
+   <p>I. Ludwigshaien £. Dormagen i. Uerdingen i. Leverkusen 5. Brunsbuttel L&gt;. Marl 7. Höchst 3. Gendorf­Burghausen J. Stuttgart 10. Karlsruhe 11. Wiesbaden 12. Köln 12. Dusseldorf 14. Essen 15. Dortmund 16. Stade 17. Hamburg</p>
    <p>FRANCE</p>
    <p>1. Rouen (Petit­Couronne, Grand­ Couronne, Grand Quevilly)</p>
    <p>2. Le Havre 3. Lillebonne (Port J érôme. Tan­</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Pour l'ensemble del 'Europe (1) on peut ainsi met t re en évidence les estimations suivantes : </p>
+   <p>Pour l'ensemble del 'Europe (1) on peut ainsi mettre en évidence les estimations suivantes :</p>
    <p>Chimie Autres secteurs</p>
    <p>Total</p>
    <p>besoins annuels 1972</p>
    <p>Cette part dépend de la concentration géographique des besoins car la vapeur ne peut être transportée économiquement sur une distance supérieure à 10 ou 12 kilomètres.</p>
    <p>Des coefficients traduisant cette concentration ont été établis et, à partir d'hypothèses sur le débit moyen de vapeur par centrale, on a pu estimer le nombre de centrales mixtes nucléaires qui pourraient être installées dans les 9 pays de la Communauté, en 1985 et en 1990.</p>
    <p>Il s'agit, dans chaque hypothèse, du "domaine potentiel de voca- tion pour le nucléaire", estimé en faisant abstraction, à ce stade, des contraintes inhérentes à l'utilisation du nucléaire, qui tendent à limiter le marché effectif (voir chapitre 6).</p>
-   <p>L'analyse qui a été conduite est fondée essentiellement sur les besoins en vapeur. En effet, l'électricité, aisément transportable sur de grandes distances compte tenu del 'existence de réseaux interconnectés, ne joue qu'un rôle complémentaire. La part de l 'é lectr ic i té apparaîtra donc "indéterminée" et ceci part iculièrement en cas de "solution publique", c ' es t -à -d i re de vapeur d'origine nucléaire vendue par les sociétés d i s t r i - butrices d 'é lectr ici té . </p>
+   <p>L'analyse qui a été conduite est fondée essentiellement sur les besoins en vapeur. En effet, l'électricité, aisément transportable sur de grandes distances compte tenu del 'existence de réseaux interconnectés, ne joue qu'un rôle complémentaire. La part del 'é lectr ici té apparaîtra donc "indéterminée" et ceci particulièrement en cas de "solution publique", c'est-à-dire de vapeur d'origine nucléaire vendue par les sociétés distri- butrices d'électricité.</p>
    <p>Pour fournir la même quantité de vapeur au prix le plus bas, on a intérêt à accroître la taille de la centrale et, corrélativement, la pro- duction d'électricité (1). Cette dernière peut alors dépasser sensiblement les besoins industriels de la zone voisine de la centrale. Dans ce cas, l'autoproduction risque d'être moins attractive pour l'utilisateur car les tarifs de reprise des distributeurs publics sont peu élevés.</p>
-   <p>l/ en effet, le prix de revient del 'énergie fournie (vapeur + électricité) décroît lorsque la taille de la centrale augmente. </p>
+   <p>l/ en effet, le prix de revient del 'énergie fournie (vapeur + électricité) décroît lorsque la taille de la centrale augmente.</p>
    <p>27</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>ι I</p>
    <p>Dans l'hypothèse où la part vapeur représente un débit moyen de :</p>
    <p>1 1000 t/h par centrale ' Hypothèse m Hypothèse M</p>
-   <p>76 63 205 0 30 0</p>
+   <p>76 63 205 0 30</p>
    <p>14 9 95 30 9 (D (1) 50</p>
    <p>700 t/h par centrale Hypothèse m Hypothèse M</p>
    <p>108 8 430 700</p>
    <p>1. ETAT ACTUEL DU CHAUFFAGE URBAIN On entend,par chauffage urbain, tout mode de fourniture de chaleur</p>
    <p>effectué par une entreprise distributrice ayant un caractère de service public et satisfaisant les besoins en chaleur (1) d'une collectivité, la chaleur étant transportée à distance.</p>
    <p>Le transport de la chaleur est assuré soit par la vapeur, soit par l'eau chaude qui tend à remplacer la vapeur dans les réseaux mis en service compte tenu des avantages que présente ce fluide.</p>
-   <p>Par rapport aux besoins de chaleur industrielle, le chauffage urbain présente l'inconvénient d'avoir une faible durée de fonctionnement annuel mais l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien avec l'eau chaude qu'avec la vapeur. Le transport del 'eau chaude peut se faire sur de grandes distances (40 à 50 km ou même plus). </p>
+   <p>Par rapport aux besoins de chaleur industrielle, le chauffage urbain présente l'inconvénient d'avoir une faible durée de fonctionnement annuel mais l'avantage de pouvoir fonctionner aussi bien avec l'eau chaude qu'avec la vapeur. Le transport del 'eau chaude peut se faire sur de grandes distances (40 à 50 km ou même plus).</p>
    <p>La plupart des pays d'Europe disposent aujourd'hui de réseau de chauffage urbain mais leur importance est très variable d'un pays à l'autre.</p>
    <p>Le tableau ci-dessous indique la chaleur livrée aux réseaux pour le chauffage urbain en 1966 et en 1972, en milliers de téracalories par an :</p>
    <p>RFA France Belgique Italie Pays-Bas Grande-Bretagne Danemark Ensemble</p>
    <p>Pour les trois autres pays concernés (France, Pays-Bas, Dane- mark) on obtient :</p>
    <p>- dans l'hypothèse haute 2 villes en 1980 (Paris et Copenhague), 4 villes en 1985 (les mêmes plus Grenoble et Utrecht) et 5 villes en 1990 (les mêmes plus Rotterdam).</p>
    <p>- dans l'hypothèse Basse, 2 villes en 1980, 85 ou 90 (Paris et Copenhague.</p>
-   <p>Pour estimer le nombre de centrales de 1000 MWth susceptibles d'être installées pour chaque pays, on a tenu compte del ' importance de la population actuelle, del 'accroissement de population envisageable (au taux moyen annuel de 2, 5 %) et de l ' importance du réseau actuel de chauffage urbain. On a supposé dans l'hypothèse basse que le nucléaire </p>
+   <p>Pour estimer le nombre de centrales de 1000 MWth susceptibles d'être installées pour chaque pays, on a tenu compte del ' importance de la population actuelle, del 'accroissement de population envisageable (au taux moyen annuel de 2,5 %) et del ' importance du réseau actuel de chauffage urbain. On a supposé dans l'hypothèse basse que le nucléaire</p>
    <p>(1) A noter toutefois que les nouvelles normes retenues en France corres- pondent à 5 thermies par heure pour le chauffage et à 6, 5 thermies par heure si l'on inclut l'eau chaude sanitaire. (2) Hambourg, Berlin, Munich et Essen. Voir en.annexe 6 la liste des villes pour chaque hypothèse.</p>
    <p>35</p>
    <p></p>
    <p>RFA France Pays-Bas Danemark</p>
    <p>Total</p>
    <p>1980</p>
-   <p>3-5 1 - 10 - 1 - 1 0</p>
+   <p>3-5 1 - 10 - 1 - 1</p>
    <p>5-7</p>
-   <p>4 - 9 1 - 20 - 1 - 2 0</p>
+   <p>4 - 9 1 - 20 - 1 - 2</p>
    <p>6-13</p>
    <p>1985</p>
    <p>3 - 131 - 20 - 11 - 1</p>
    <p></p>
    <p>Estimation du marché potentiel des centrales mixtes nucléaires</p>
    <p>en 1990 (1)</p>
-   <p>tt 0« Xi ■M O o ο &lt;υ tí * J ν c! &gt; . (U ο υ a vu Q </p>
+   <p>tt 0« Xi ■M O o ο &lt;υ tí *J ν c! &gt;. (U ο υ a vu Q</p>
    <p>rt eu</p>
-   <p>Xi +j O J) O ­H r­ rt </p>
+   <p>Xi +j O J) O ­H r­ rt</p>
    <p>^. « I" ^Q VU Q</p>
    <p>RFA France Italie Pays Bas Belgique G.B.(2) Irlande Danemark</p>
    <p>total</p>
    <p>total</p>
    <p>minimum</p>
    <p>besoins industriels</p>
-   <p>76 63 250 0</p>
+   <p>76 63 250 </p>
    <p>29</p>
-   <p>108 8 437 0 0</p>
+   <p>108 8 437 0</p>
    <p>40</p>
    <p>■</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>41 000 0 1 0</p>
-   <p>'6 61 000 0 1 0</p>
+   <p>41 000 0 1</p>
+   <p>'6 61 000 0 1</p>
    <p>8</p>
    <p>ensemble</p>
    <p>11 76 32 50 1</p>
    <p>35</p>
-   <p>16 98 437 1 0</p>
+   <p>16 98 437 1</p>
    <p>48</p>
    <p>maximum</p>
    <p>besoins industriels</p>
    <p>131 1</p>
    <p>72</p>
    <p>chauffage urbain</p>
-   <p>172 2 0 0 0 1 0</p>
+   <p>172 2 000 1</p>
    <p>22</p>
    <p>25 40 3000 3</p>
    <p>35</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Il convient donc des ' in terroger sur les possibilités effectives de regrouper les besoins de plusieurs établissements situés sur une même zone industr iel le . </p>
+   <p>Il convient donc des ' in terroger sur les possibilités effectives de regrouper les besoins de plusieurs établissements situés sur une même zone industrielle.</p>
    <p>De nombreux obstacles tendent en effet à rendre difficile de tels regroupements dont il existe cependant quelques exemples.</p>
    <p>2.2. Exemples de coopération</p>
    <p>De nombreux industriels pendent que le regroupement des be- soins énergétiques est aisément réalisable ou tout au moins ils n'y voient pas d'obstacles a priori.</p>
    <p>Certaines sociétés ont d'ailleurs des exemples de coopérations à leur actif ou en cours d'étude :</p>
-   <p>la centrale mixte de Merseyside qui alimente la plus grande unité d'Unilever en Grande-Bretagne et qui a une puissance de 250 à 300 t/h vend à d'autres compagnies avoisinantes 20 % del 'é lectr ic i té et de la vapeur qu'elle produit. </p>
+   <p>la centrale mixte de Merseyside qui alimente la plus grande unité d'Unilever en Grande-Bretagne et qui a une puissance de 250 à 300 t/h vend à d'autres compagnies avoisinantes 20 % del 'é lectr ici té et de la vapeur qu'elle produit.</p>
    <p>La Société Aussedat-Rey (secteur papier) a l'habitude de colla- borer avec d'autres utilisateurs pour ses centrales hydrauliques situées dans les Alpes (questions de débit d'eau, participation aux réunions des producteurs d'énergie de la région Rhône - Alpes .. . ).</p>
    <p>Sur le site d'Inndreieck situé près de Burghausen à 100 km à l'Est de Munich, plusieurs sociétés souhaiteraient regrouper leurs besoins énergétiques et construire une centrale nucléaire commune. Ces sociétés sont les suivantes : Hoechst, Sudden- bache Kalk Stikstoff, Vereinigte Aluminium, Waker, Osterreichische Mineralöl Verwaltung.</p>
    <p>En France, sous l'égide de l'Agence des économies d'énergie, trois couplages sont en passe d'être réalisés entre des produc- teurs de rejets chauds (raffineries, aciéries, fonderies) et des utilisateurs d'eau à 100 ou 200°C (papeteries, textile .. . ).</p>
    <p>Un autre obstacle signalé par certains industriels proviendrait du fait que les équipements des différentes usines dont on vou- drait regrouper les besoins énergétiques ne sont pas encore amortis et ont des âges différents (c'est-à-dire qu'ils ne seront pas amortis en même temps).</p>
    <p>En fait, cet obstacle ne doit pas être considéré, car les équipe- ments existants dans les différentes usines pourront toujours être utilisés pour assurer le secours pendant les temps d'indis- ponibilité, programmée ou non, de l'unité de production centra- lisée. Sur le plan économique, l'existence d'équipements de production d'énergie, même disséminés, augmente donc la rentabilité des projets de regroupement.</p>
    <p>2.3.5. Perturbations en cas de grève</p>
-   <p>Pour certains industriels, le regroupement des besoins énergé- tiques apparaît difficile en raison des perturbations au niveau del 'ensemble des unités que pourrait entraîner une grève dans un seul établissement. </p>
+   <p>Pour certains industriels, le regroupement des besoins énergé- tiques apparaît difficile en raison des perturbations au niveau del 'ensemble des unités que pourrait entraîner une grève dans un seul établissement.</p>
    <p>Ici encore, on peut remarquer que les installations disséminées existantes pourraient être utilisées en secours, en cas de grève de l'unité de production centralisée d'énergie.</p>
    <p>44</p>
    <p></p>
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    <p></p>
    <p>2.3. 6. Coût des mesures de sécurité</p>
-   <p>Pour d'autres industriels, la juxtaposition d'un ensemble d'entreprises sur un même site impose un certain nombre de mesures de sécurité qui risquent des ' avérer à terme coûteuses pour les firmes concernées. On peut penser que l ' importance du coût des mesures de sécurité est une des raisons qui s 'op- pose à la création de t r è s grandes zones industriel les (voir par . 2 . 3 . 8 . c i -après) . </p>
+   <p>Pour d'autres industriels, la juxtaposition d'un ensemble d'entreprises sur un même site impose un certain nombre de mesures de sécurité qui risquent des ' avérer à terme coûteuses pour les firmes concernées. On peut penser que l'importance du coût des mesures de sécurité est une des raisons qui s'op- pose à la création de très grandes zones industrielles (voir par. 2.3.8. ci-après).</p>
    <p>2.3. 7. Impossibilité de déplacer des unités existantes</p>
    <p>Il semble difficilement envisageable, voire impossible, de déplacer une grande unité industrielle. Le déplacement des locaux est plus plausible pour une petite unité mais les besoins énergétiques des petites unités sont généralement faibles.</p>
    <p>Il paraît donc difficile d'envisager un déplacement ou un regrou- pement des unités vers des pôles de développement où les besoins énergétiques seraient mis en commun. Cela tient en particulier à l'inertie et l'importance des investissements et à la durée de vie effective des équipements.</p>
    <p>2.3.8. Réticence envers les grandes unités et les zones de concentra- tion industrielle</p>
-   <p>Il s'agit là del 'obstacle le plus sérieux à l 'introduction de cen- t ra les mixtes nucléaires de plus de 1 000 MWth. </p>
-   <p>Il y a une limite à ne pas dépasser pour la taille des unités : les unités trop grandes sont difficiles à diriger et il s'y pose des problèmes syndicaux et sociaux. L'analyse des motivations humaines au sein del 'entrepr ise montre que le personnel est hostile aux unités gigantesques. </p>
+   <p>Il s'agit là del 'obstacle le plus sérieux à l'introduction de cen- trales mixtes nucléaires de plus de 1000 MWth.</p>
+   <p>Il y a une limite à ne pas dépasser pour la taille des unités : les unités trop grandes sont difficiles à diriger et il s'y pose des problèmes syndicaux et sociaux. L'analyse des motivations humaines au sein del 'entrepr ise montre que le personnel est hostile aux unités gigantesques.</p>
    <p>Par ailleurs de trop grandes unités entraînent des difficultés d'approvisionnement ou un coût de transport prohibitif. L'aug- mentation des coûts de transport entraîne une tendance à réali- ser des unités de production de taille plus modeste que parle passé, à proximité des centres de consommation. Parfois, c'est la difficulté de trouver suffisamment de main d'oeuvre qualifiée en un seul endroit qui incite à faire des unités de petite dimension .. .</p>
-   <p>Au-delà de la limitation concernant la taille del 'unité on rencontre également de plus en plus de réticences envers les zones de trop grande concentration d'activités industr iel les . La concentration géographique excessive atteint vite un aspect inhumain auquel employés comme industriels sont dès aujour- </p>
+   <p>Au-delà de la limitation concernant la taille del 'unité on rencontre également de plus en plus de réticences envers les zones de trop grande concentration d'activités industrielles. La concentration géographique excessive atteint vite un aspect inhumain auquel employés comme industriels sont dès aujour-</p>
    <p>45</p>
    <p></p>
   </div>
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    <p></p>
-   <p>d'hui sensibles. Certains industriels considèrent même qu'il serait préférable des 'or ienter vers une décentralisation des unités. </p>
+   <p>d'hui sensibles. Certains industriels considèrent même qu'il serait préférable des 'or ienter vers une décentralisation des unités.</p>
    <p>Au niveau des organismes d'aménagement du territoire on note également un désir d'éviter la création de trop grandes zones industrielles (l) et d'encourager la création d'industries dans des zones peu développées en utilisant des incitations diverses.</p>
    <p>Il semble donc que les avantages potentiels en matière de vapeur (économies au niveau des établissements et au niveau national) ne sauraient justifier, à eux seuls, la création de très grandes zones industrielles.</p>
    <p>Cependant le seuil retenu (1000 MWth) est à la rigueur compati- ble avec des zones de concentration industrielle moyenne à con- dition de s'efforcer de rassembler les unités consommant beaucoup de vapeur. Ces zones de concentration moyenne sont acceptées par les employés et les industriels et elles présentent d'autres avantages : simplification des problèmes de transport, entraînement d'économies externes, possibilités d'obtenir des prix de terrain abordables .. .</p>
-   <p>Le coût del 'énergie est un facteur de localisation important pour quelques industries pour lesquelles l 'énergie représente une part notable du prix de revient : c 'est le cas des unités de fabrication de l 'aluminium, d 'enrichissement de l 'uranium, de production de chlore . . . Cependant, le bas prix de l 'énergie ne suffira pas à a t t i rer de nombreuses industries pour lesquelles la possibilité de trouver du personnel qualifié et la présence de voies de com- munication (pour l 'approvisionnement en mat ières p remières et pour l 'écoulement des produits) sont des facteurs beaucoup plus décisifs dans les décisions d'implantation des industr iels . </p>
-   <p>En conclusion, le facteur "coût del 'énergie" peut être important dans certains cas, mais il semble que, bien souvent, la simple présence de centrales mixtes nucléaires ne suffira pas à a t t i re r les industr iels . Il faudrait donc implanter ces centrales soit sur des zones qui disposent d 'autres atouts pour a t t i rer les indus- tr ie ls : présence de main d'oeuvre qualifiée, communications et t ransports faciles, prix de te r ra in avantageux . . . soit sur des zones où les besoins de chaleur et d 'électr ici té sont d 'ores et déjà suffisants pour alimenter une centrale nucléaire de 1 000 MWth (2). </p>
+   <p>Le coût del 'énergie est un facteur de localisation important pour quelques industries pour lesquelles l'énergie représente une part notable du prix de revient : c'est le cas des unités de fabrication del 'aluminium, d'enrichissement del 'uranium, de production de chlore .. . Cependant, le bas prix del 'énergie ne suffira pas à attirer de nombreuses industries pour lesquelles la possibilité de trouver du personnel qualifié et la présence de voies de com- munication (pour l'approvisionnement en matières premières et pour l'écoulement des produits) sont des facteurs beaucoup plus décisifs dans les décisions d'implantation des industriels.</p>
+   <p>En conclusion, le facteur "coût del 'énergie" peut être important dans certains cas, mais il semble que, bien souvent, la simple présence de centrales mixtes nucléaires ne suffira pas à attirer les industriels. Il faudrait donc implanter ces centrales soit sur des zones qui disposent d'autres atouts pour attirer les indus- triels : présence de main d'oeuvre qualifiée, communications et transports faciles, prix de terrain avantageux. .. soit sur des zones où les besoins de chaleur et d'électricité sont d'ores et déjà suffisants pour alimenter une centrale nucléaire de 1000 MWth (2).</p>
    <p>(1) telles Fos ou Dunkerque en France (2) et où les industriels seraient disposés à s'alimenter auprès de la centrale nucléaire.</p>
    <p>46</p>
    <p></p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>Par contre, avoir une chaudière nucléaire unique de 1000 MWth contraint à disposer en réserve de la totalité de la puissance nécessaire pour satisfaire les besoins de vapeur (si l'on admet que l'on peut faire appel au réseau pour l'électricité). Il en résulte un coût plus impor- tant. Mais on remarquera que des moyens de production classiques seront souvent déjà installés au moment de la mise en service des unités nucléaires et pourront être utilisés en secours sans investisse- ments supplémentaire s.</p>
-   <p>Certains industriels envisagent également que le secours soit assuré par du nucléaire ce qui implique, si l'énergie consommée sur le site le justifie (l), l'installation de plusieurs centrales de 1000 MWth les arrêts programmés pour rechargement du combustible étant décalés les uns par rapport aux autres. Quelques personnes rencontrées pen- sent que le problème du secours constitue un argument en faveur des centrales nucléaires de puissance inférieure à 1000 MWth (2) par exemple 100 à 300 MWth). D'autres pensent que le coût del 'équipement de secours constitue un argument en faveur d'une solution publique (et à l 'encontre d'une solution privée par conséquent). </p>
+   <p>Certains industriels envisagent également que le secours soit assuré par du nucléaire ce qui implique, si l'énergie consommée sur le site le justifie (l), l'installation de plusieurs centrales de 1000 MWth les arrêts programmés pour rechargement du combustible étant décalés les uns par rapport aux autres. Quelques personnes rencontrées pen- sent que le problème du secours constitue un argument en faveur des centrales nucléaires de puissance inférieure à 1000 MWth (2) par exemple 100 à 300 MWth). D'autres pensent que le coût del 'équipement de secours constitue un argument en faveur d'une solution publique (et à l'encontre d'une solution privée par conséquent).</p>
    <p>En fait les études économiques montrent qu'il est parfois intéres- sant de construire, sur un même site, au moins deux unités nucléaires. A moins d'envisager effectivement l'installation de centrales de petite puissance, le seuil de rentabilité d'un projet ne sera atteint que pour une consommation d'énergie importante, c'est-à-dire dans le cadre d'un regroupement d'un grand nombre de consommateurs.</p>
    <p>3. 3. L'importance des investissements des centrales nucléaires</p>
    <p>Disposant de capacités de financement en général limitées, les industriels donnent la priorité aux investissements de production, les moyens généraux passant au second plan, sauf pour certaines industries grosses consommatrices d'énergie. Aussi, certains d'entre eux sont-ils effrayés par l'importance du coût de la construction d'une centrale nucléaire (de l'ordre de 700 à 1000 millions de francs français pour une centrale mixte de 1000 MWth (3) et par la durée d'amortissement.</p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>L'incitation à investir pour disposer d'énergie à un coût le plus faible possible n'est pas la même pour toutes les industries et dépend en particulier de la part de ce coût dans le prix de revient global des produits.</p>
-   <p>Si l'on considère par exemple l'industrie des pâtes, papiers et cartons qui est considérée traditionnellement comme un gros consom- mateur d'énergie, il faut savoir que le coût del 'énergie ne représente que 6 à 7 % du prix de revient global (1) alors que le coût des mat iè res p remières équivaut à 63-64 % du prix de revient : le problème de l 'approvisionnement en mat ières p remières est donc beaucoup plus important que celui de l 'énergie pour cette industr ie . Le problème actuel n 'est pas la pénurie de l 'énergie mais celle du bois. </p>
-   <p>En fait, le problème ne doit pas être posé simplement ent e rmes d ' invest issements, mais bien en terme de rentabilité globale d'un pro- jet . Si celle-ci est démontrée, des modes de financement externes pourront certainement être trouvés : </p>
+   <p>Si l'on considère par exemple l'industrie des pâtes, papiers et cartons qui est considérée traditionnellement comme un gros consom- mateur d'énergie, il faut savoir que le coût del 'énergie ne représente que 6 à 7 % du prix de revient global (1) alors que le coût des matières premières équivaut à 63-64 % du prix de revient : le problème del 'approvisionnement en matières premières est donc beaucoup plus important que celui del 'énergie pour cette industrie. Le problème actuel n'est pas la pénurie del 'énergie mais celle du bois.</p>
+   <p>En fait, le problème ne doit pas être posé simplement ent e rmes d'investissements, mais bien en terme de rentabilité globale d'un pro- jet. Si celle-ci est démontrée, des modes de financement externes pourront certainement être trouvés :</p>
    <p>- soit dans un cadre purement privé, par exemple sous forme de sociétés, regroupant éventuellement plusieurs industriels, chargées de réaliser et d'exploiter la centrale avec des appuis bancaires,</p>
    <p>- soit dans le cadre d'un pays ou d'une région, les distributeurs d'électricité fournissant également de la vapeur,</p>
    <p>- soit dans un cadre mixte associant les intérêts publics et privés (Société d'Economie Mixte, par exemple).</p>
    <p>3.4. Solution publique ou solution privée ?</p>
    <p>3.4. 1. Les avantages de la solution publique</p>
    <p>On a vu que le coût important des centrales nucléaires et le ca- ractère confidentiel (2) des plans à moyen ou long terme des</p>
-   <p>(1) dans la construction automobile, le prix del 'énergie est inférieur à 1 % du prix de revient (sans compter l 'énergie incluse dans les mat ières p remiè res ou pièces détachées) . . . (2) le désir de garder le secret entraîne une réticence des sociétés à coopérer . Certaines d'entre elles pensent d 'ai l leurs que si ce problème était résolu, elles auraient des problèmes avec le Gouvernement qui les accuseraient de consti- tuer des cartels . . . </p>
+   <p>(1) dans la construction automobile, le prix del 'énergie est inférieur à 1 % du prix de revient (sans compter l'énergie incluse dans les matières premières ou pièces détachées) .. . (2) le désir de garder le secret entraîne une réticence des sociétés à coopérer . Certaines d'entre elles pensent d'ailleurs que si ce problème était résolu, elles auraient des problèmes avec le Gouvernement qui les accuseraient de consti- tuer des cartels .. .</p>
    <p>49</p>
    <p></p>
   </div>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>Les problèmes de tarification concernent : - le prix de vente del 'é lectr ic i té et de la vapeur aux industriels , - le prix du contrat de secours et de repr ise des excédents en </p>
+   <p>Les problèmes de tarification concernent : - le prix de vente del 'é lectr ici té et de la vapeur aux industriels, - le prix du contrat de secours et de reprise des excédents en</p>
    <p>cas d'autoproduction d'électricité.</p>
    <p>Une société rencontrée a suggéré une politique de tarif promo- tionnel qui permettrait de vendre l'énergie nucléaire à un prix "de série " et non à un prix de " prototype ". Cela nécessite une anticipation sur le futur. Pour prendre leurs décisions, les industriels ont besoin de connaître les prix le plus vite possible.</p>
    <p>3. 5. Attitude de la population résidente et de la population active</p>
    <p>La quasi totalité des industriels rencontrés prévoient des réac- tions négatives de la part de la population ou des travailleurs. Il paraît difficile d'installer une centrale nucléaire là ou des gens vivent ou travaillent (1). La peur du nucléaire aura peut être disparu dans 20 ans mais sûremant pas dans cinq ans. Le problème des déchets radioactifs, de la pollution, de la sécurité, paraissent particulièrement graves et préoccupants. Tout danger (d'explosion, de fuite .. .) doit être absolu- ment écarté pour que le personnel accepte de travailler à proximité d'une centrale nucléaire.</p>
    <p>Une difficulté importante provient du fait que les industries chi- miques (qui jouent le rôle moteur) recèlent des dangers pour les cen- trales. On a calculé, par exemple, au service de sûreté nucléaire français, qu'il fallait une distance minimale de sécurité de 4 km pour le méthane. Pour les gaz plus lourds comme l'éthylène, ce doit être encore plus sévère ; en effet, plus les gaz inflamm ables sont lourds plus ils sont dangereux car, en cas de fuite, ils forment des poches aux déplacements imprévisibles.</p>
-   <p>Les réactions que l'on peut attendre de la population constituent un obstacle qui apparaît difficile à surmonter actuellement surtout à l'encontre de centrales privées qui n'apporteront pas aux collectivités locales concernées des ressources financières aussi élevées que les centrales publiques. Les mouvements de protection del 'environnement et de lutte contre la pollution sont t r è s forts. Les craintes ressent ies par la population v is -à-vis des centrales nucléaires aboutissent, ou aboutiront, à exercer une pression sur les autorités chargées de donner les autorisations de construire les centrales (cas de la centrale BASF à Ludwigshafen) . Certains industriels proposent que des campagnes </p>
+   <p>Les réactions que l'on peut attendre de la population constituent un obstacle qui apparaît difficile à surmonter actuellement surtout à l'encontre de centrales privées qui n'apporteront pas aux collectivités locales concernées des ressources financières aussi élevées que les centrales publiques. Les mouvements de protection del 'environnement et de lutte contre la pollution sont très forts. Les craintes ressenties par la population vis-à-vis des centrales nucléaires aboutissent, ou aboutiront, à exercer une pression sur les autorités chargées de donner les autorisations de construire les centrales (cas de la centrale BASF à Ludwigshafen). Certains industriels proposent que des campagnes</p>
    <p>(1) cela est particulièrement marqué en Grande-Bretagne.</p>
    <p>52</p>
    <p></p>
    <p>Puissance électrique disponible et rendement global pour diverses valeurs du débit de vapeur (centrales PWR de 1000 MWth)</p>
    <p>débit de vapeur Q</p>
    <p>ent / h</p>
-   <p>(D 0</p>
+   <p>(D </p>
    <p>200</p>
    <p>400</p>
    <p>600</p>
    <p>120</p>
    <p>70</p>
    <p>30</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>rendement global</p>
    <p>(3)</p>
    <p>0,32</p>
    <p>1</p>
    <p>puissance équivalente de la vapeur en MW(th)</p>
    <p>(4)</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>150</p>
    <p>300</p>
    <p>450</p>
    <p>ratio vapeur</p>
    <p>puissance totale en %</p>
    <p>(5)</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>15</p>
    <p>30</p>
    <p>45</p>
    <p></p>
    <p>ANNEXE 1</p>
    <p>L'AMELIORATION DU RENDEMENT PAR LA PRODUCTION MIXTE</p>
-   <p>L'avantage de la production mixte, classique ou nucléaire, est d'améliorer le rendement de la centrale, en particulier en produisant l'énergie électrique par contrepression. Son utilisation permet donc d'éviter un certain gaspillage, notamment en combustibles, par rapport à une production indépendante del 'é lectr ici té et de la vapeur. </p>
-   <p>Cependant l'utilisation d'un cycle à contrepression est limi- tée, dans le cas d'un réacteur à eau légère pressurisée (PWR), parle fait que le niveau de pression de la vapeur produite parle réacteur est relativement bas (40 bars environ). Comme il est souhaitable de disposer d'une pression de vapeur suffisante (de l'ordre de 30 bars à la sortie del 'échangeur entre la vapeur produite parle réacteur et la vapeur à distr ibuer) pour amél iorer les conditions de transport , on est amené à produire l 'é lectr ici té dans une turbine "à condensation", la vapeur à distr ibuer ne passant pas dans la turbine. Cette hypothèse sur les conditions de t ransport de la vapeur paraît , en part icul ier bien adaptée au regroupement de con- sommateurs dans un rayon de 10 ou 12 km. </p>
+   <p>L'avantage de la production mixte, classique ou nucléaire, est d'améliorer le rendement de la centrale, en particulier en produisant l'énergie électrique par contrepression. Son utilisation permet donc d'éviter un certain gaspillage, notamment en combustibles, par rapport à une production indépendante del 'é lectr ici té et de la vapeur.</p>
+   <p>Cependant l'utilisation d'un cycle à contrepression est limi- tée, dans le cas d'un réacteur à eau légère pressurisée (PWR), parle fait que le niveau de pression de la vapeur produite parle réacteur est relativement bas (40 bars environ). Comme il est souhaitable de disposer d'une pression de vapeur suffisante (de l'ordre de 30 bars à la sortie del 'échangeur entre la vapeur produite parle réacteur et la vapeur à distribuer) pour améliorer les conditions de transport, on est amené à produire l'électricité dans une turbine "à condensation", la vapeur à distribuer ne passant pas dans la turbine. Cette hypothèse sur les conditions de transport de la vapeur paraît, en particulier bien adaptée au regroupement de con- sommateurs dans un rayon de 10 ou 12 km.</p>
    <p>Variation du rendement global</p>
    <p>Pour une centrale nucléaire de 1000 MWth, fonctionnant dans les conditions définies ci-dessus, on peut préciser l'ordre de grandeur de la variation du rendement global lorsque varie la part de la vapeur et indi- quer la puissance brute électrique correspondant à différents débits de vapeur (tableau ci-contre et graphique 2 ci-après).</p>
-   <p>Lorsque l'on ne produit que del 'é lectr ici té , le rendement global est de 0, 32 (il pourrait ê tre de 0, 36 ou de 0, 38 avec des moyens de production classiques). On perd les deux t iers de la chaleur (d'où "pollu- tion thermique" des cours d'eau ou nécessi té de construire des tours de réfrigération). Lorsque la centrale ne produit que de la vapeur (on parle alors de centrale "calogène") le rendement global est pratiquement égal à un (cf graphique 1). </p>
+   <p>Lorsque l'on ne produit que del 'é lectr ici té , le rendement global est de 0,32 (il pourrait être de 0, 36 ou de 0, 38 avec des moyens de production classiques). On perd les deux tiers de la chaleur (d'où "pollu- tion thermique" des cours d'eau ou nécessité de construire des tours de réfrigération). Lorsque la centrale ne produit que de la vapeur (on parle alors de centrale "calogène") le rendement global est pratiquement égal à un (cf graphique 1).</p>
    <p>59</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>GRAPH I QU E 1 : va r i a t ion du r endemen t global e&gt; en fonct ion du r a ppo r t : vapeur </p>
+   <p>GRAPH I QU E 1 : variation du rendement global e&gt; en fonction du rapport : vapeur</p>
    <p>» puissance totale</p>
    <p>RENDEMENT GLOBAL Ρ</p>
    <p>0,80.</p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>Les deux premières colonnes du tableau ci-avant permet- tent de voir quelques possibilités de répartition de la puissance totale de la centrale (l 000 MWth) entre vapeur et électricité, par exemple :</p>
-   <p>t / h et 320 MWe (centrale ent ièrement é lectrogène) - 200 t / h et 270 MWe - 600 t / h et 170 MWe - 1 000 t / h et 70 MWe - 1 320 t / h et 0 MWe (centrale uniquement calogène) . 0</p>
+   <p>t / h et 320 MWe (centrale entièrement électrogène) - 200 t/h et 270 MWe - 600 t/h et 170 MWe - 1000 t/h et 70 MWe - 1320 t/h et MWe (centrale uniquement calogène).</p>
    <p>61</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>0,2</p>
    <p>3,5</p>
    <p>0,2</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>13,4</p>
    <p>9,7</p>
    <p>bois</p>
    <p>1980</p>
    <p>X</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>X</p>
    <p>1</p>
    <p>5</p>
    <p>1985</p>
    <p>(X)</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>(x)</p>
    <p>1</p>
    <p>5</p>
    <p>1990</p>
    <p>(X)</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>(x)</p>
    <p>1</p>
    <p>6</p>
    <p>1980</p>
    <p>(X)</p>
    <p>1</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>(x)</p>
    <p>1</p>
    <p>7</p>
    <p>1. INTRODUCTION</p>
    <p>On s'est attaché dans cette partie del ' étude à estimer les conséquences économiques, au niveau de chaque pays, de la r é a l i sa - tion de centrales mixtes nucléaires pour couvrir une partie des besoins énergétiques del ' industrie et du chauffage urbain.</p>
    <p>Par m il ' ensemble des facteurs significatifs, on a retenu plus particulièrement pour l'analyse deux d'entre eux .</p>
-   <p>Ils ' ag i t des économies de combus t ib l e d 'une pa r t , des s u p - p l é m e n t s d ' i n v e s t i s s e m e n t s d ' a u t r e p a r t : </p>
-   <p>a) La production de vapeur à partir de centrales nucléaires entraînera en effet une économie de combustibles classiques. Ils ' ag i t , en p r o - po r t i ons d i f fé ren tes se lon l e s pays , de c o m b u s t i b l e s so l ides ( c h a r - bon), gazeux ou l iqu ides (fuel). Les économies de fuel sont p a r t i c u - l i è r e m e n t i n t é r e s s a n t e s : e l l e s p e r m e t t e n t de d i m i n u e r l e s i m p o r t a - t ions de p é t r o l e bru t et d ' a m é l i o r e r a ins i l e s ba lances des p a i e m e n t s . </p>
+   <p>Ils ' ag i t des économies de combustible d'une part, des sup- plémentsd'investissements d'autre part :</p>
+   <p>a) La production de vapeur à partir de centrales nucléaires entraînera en effet une économie de combustibles classiques. Ils ' ag i t , en pro- portions différentes selon les pays, de combustibles solides (char- bon), gazeux ou liquides (fuel). Les économies de fuel sont particu- lièrement intéressante s : elles permettent de diminuer les importa- tions de pétrole brut et d'améliorer ainsi les balances des paiements.</p>
    <p>b) En contrepartie, la construction de centrales mixtes nucléaires conduira à des charges financières d'investissement plus importan- tes. On cherchera à chiffrer les supplémentsd'investissements entraînés par la solution "nucléaire" et à les comparer aux principaux indicateurs de la Comptabilité Nationale (Produit National Brut, formation brute de capital fixe).</p>
    <p>2. LES ECONOMIES DE COMBUSTIBLES CLASSIQUES</p>
    <p>C'est seulement pour la production de vapeur que les centra- les nucléaires mixtes peuvent apporter des économies de combustibles classiques.</p>
    <p>6</p>
    <p>44</p>
    <p>1700 x­, — ^„ „„ ...... w , _, „v. „t. ψ ία ¡.umie. £.n utilisant ie ae r ni e r cours p. o. O) ae l'unité de coi</p>
-   <p>européenne (1 EUR = 5, 2260 FF = 1, 30646 $, la tonne de pétrole brute s tes t imée à 62, 6 EUR ou 327 F F . (2) Obtenu en combinan t l e s hypo thèses m et A (3) Obtenu en combinant l e s hypo thèses M et Β ± s u r la base de 1 tonne de pé t ro l e = 1, 43 t ec </p>
+   <p>européenne (1 EUR = 5, 2260 FF = 1, 30646 $, la tonne de pétrole brute s tes t imée à 62, 6 EUR ou 327 FF . (2) Obtenu en combinant les hypothèses met A (3) Obtenu en combinant les hypothèses M et Β ± surla base de 1 tonne de pétrole = 1, 43 tec</p>
    <p></p>
   </div>
   <div class="page">
    <p>Mais il faut tenir compte du fait que, dans la couverture des besoins par une solution classique, seule une partie de la vapeur est produite à partir de fuel.</p>
    <p>On a retenu deux hypothèses (A et B) sur ce que pourrait être cette part : ­ l'hypothèse A (minimum) repose surla prolongation de l'évolution retracée par les données statistiques de l'OSCE (1960­1971) et du CEFIC (pour la chimie, de I960 à 1973),</p>
    <p>­ l'hypothèse Β (maximum) suppose que l'économie de gaz ou de char­ bon entraînée par la production de vapeur d'origine nucléaire implique indirectement une économie supplémentaire de fuel, ces combustibles se substituant pour partie (4) à du fuel consommé dans d'autres secteurs.</p>
-   <p>Au niveau del 'Europe des neuf, l 'économie de fuel porterai t sur 54 % (hypothèse A) à 82 % (hypothèse B) de l 'ensemble des combus­ tibles classiques économisés par la vapeur d'origine nucléaire. </p>
+   <p>Au niveau del 'Europe des neuf, l'économie de fuel porterait sur 54% (hypothèse A) à 82% (hypothèse B) del 'ensemble des combus­ tibles classiques économisés par la vapeur d'origine nucléaire.</p>
    <p>Pour les 9 pays de la C. Ε. , les économies sont les suivantes ­ équivalent t. e. c. 25 à 50 M de tonnes ­ part réelle (estimée) du fuel 10 à 27 M de tonnes. (3)</p>
    <p>(1) Obtenu surla base d'une durée moyenne annuelle d'utilisation de la puis­ sance maximale de 7 500 heures pour la chimie et de 5 000 heures pour les autres industries, (2) A raison de 3,3 millions de tonnes de tonnes de vapeur par centrale cor­ respondant, par exemple, à un débit de 1320 t/h pendant une durée de 2 500 heures annuelles. (3) Si on suppose que tous les combustibles classiques économisés entraî­ nent une diminution des importations de produits pétroliers (100 % au lieu de 54 à 82 %) la diminution annuelle peut atteindre 33 millions de tonnes de pétrole.</p>
    <p>70</p>
   <div class="page">
    <p></p>
    <p>En fait, le problème se situe au niveau du pétrole brut, normalement importé, et non au niveau du fuel, produit issu du raffi- nage. On supposera que l'économie d'une tonne de fuel entraînera l'économie d'une tonne de pétrole brut. Cela implique une modification des raffineries (installation d'unités "de conversion") pour produire une plus grande proportion de produits légers. Il s'agit en fait d'une évolu- tion inéluctable compte tenu des bouleversements qu'entraînera le développement de la production d'électricité d'origine nucléaire.</p>
-   <p>En avenir incertain, il est difficile de préciser ce que pour- rait être le prix du pétrole en 1990. Différents scénarios pourraient être envisagés prenant en considération en particulier des éléments de nature politique. A titre indicatif, et pour donner des ordres de grandeur del 'incidence des économies de pétrole brut sur les balances des paiements de chaque pays en 1990, on s 'est contenté d'appliquer le taux actuel (mai 1975) de 82 dollars la tonne. </p>
+   <p>En avenir incertain, il est difficile de préciser ce que pour- rait être le prix du pétrole en 1990. Différents scénarios pourraient être envisagés prenant en considération en particulier des éléments de nature politique. A titre indicatif, et pour donner des ordres de grandeur del 'incidence des économies de pétrole brut sur les balances des paiements de chaque pays en 1990, on s'est contenté d'appliquer le taux actuel (mai 1975) de 82 dollars la tonne.</p>
    <p>Les économies annuelles pour les neuf paye de la C.E. seraient alors de 600 à 1700 millions d'EUR (soit 3, 1 à 8, 9 milliards de francs français actuels ou 800 à 2 200 millions de $ actuels).</p>
    <p>Il est intéressant de comparer l'ordre de grandeur :</p>
    <p>- des économies de combustibles classiques et, en parti- culier, de pétrole brut que pourrait entraîner l'utilisation des centrales mixtes nucléaires en 1990,</p>
    <p>- et des consommations actuelles (1972) de fuel lourd (1) et de pétrole brut.</p>
-   <p>En ne retenant que l'estimation maximum des économies potentielles, on a calculé la part des économies de pétrole (en 1990) par rapport à la consommation de pétrole brut (en 1972) : cette part est del 'ordre de 5 % (9, 2 % pour la RFA). </p>
+   <p>En ne retenant que l'estimation maximum des économies potentielles, on a calculé la part des économies de pétrole (en 1990) par rapport à la consommation de pétrole brut (en 1972) : cette part est del 'ordre de 5 % (9, 2 % pour la RFA).</p>
    <p>3. COUT DES CENTRALES MIXTES NUCLEAIRES : supplément d'inves- tissement par rapport à des solutions classiques</p>
    <p>3. 1. Présentation</p>
    <p>L'évaluation du coût de production d'énergie dans une cen- trale mixte nucléaire dépend d'un certain nombre d'éléments dont les plus significatifs sont :</p>
    <p></p>
    <p>- les charges financières annuelles correspondant aux investissements nucléaires,</p>
    <p>- les charges d'exploitation comprenant, en particulier, le coût du combustible nucléaire,</p>
-   <p>- les charges correspondant à la fourniture del 'énergie de secours (vapeur et électr ici té) . </p>
+   <p>- les charges correspondant à la fourniture del 'énergie de secours (vapeur et électricité).</p>
    <p>Dans la comparaison macro-économique ci-après, on a estimé des ordres de grandeur des suppléments d'investisse- ments entraînés par la construction des centrales mixtes nucléai- res. Ont été comparés :</p>
    <p>- le coût d'investissement pour la construction de centrales mixtes nucléaires,</p>
    <p>- et le coût d'investissement d'une "solution de référence" dans laquelle la vapeur est produite par des équipements classiques non nucléaires.</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>On obtient pour chacune de ces hypothèses et dans les conditions économiques du p r em i e r t r i m e s t r e de 1975 une e s t i ­ ma t i on de l ' i n v e s t i s s emen t d 'une c en t r a l e mix te de 1 000 MWth ( comprenan t l ' e n s emb l e des f r a i s d ' é t ude s , de cons t ruc t ion , d ' e s s a i s et de m i s e en s e r v i c e ) c omp r i s e en t r e 700 et 1 000 m i l ­ l ions de f r ancs f r ança i s a c t u e l s . </p>
+   <p>On obtient pour chacune de ces hypothèses et dans les conditions économiques du p r em ie rt r i mes tre de 1975 une esti­ mation del ' investissement d'une centrale mixte de 1000 MWth (comprenant l'ensemble des frais d'études, de construction, d'essais et de mise en service) comprise entre 700 et 1000 m il ­ lions de francs français actuels.</p>
    <p>Les charges financières annuelles sont comprises entre 114 et 170 millions de francs français. Ces charges tiennent compte des intérêts intercalaires pendant ? Λ construction, du coût de la première charge de combustible nucléaire qui est considérée comme un investissement et d'un remboursement du capital en 20 ans, avec un taux d'intérêt de 10 %.</p>
    <p>3. 3. Montant unitaire des investissements des "solutions de référence'</p>
    <p>On a, pour fixer les idées, retenu deux solutions de référence : la solution 1 dans laquelle l'électricité et la vapeur sont produites (séparément) avec des combustibles classiques et la solution 2 dans laquelle la vapeur est produite au moyen de chaudières classiques mais l'électricité au moyen de centrales nucléaires entièrement électrogènes.</p>
    <p>4</p>
    <p>3</p>
    <p>7</p>
-   <p>0</p>
+   <p></p>
    <p>1</p>
    <p>48</p>
    <p>M</p>
   </div>
   <div class="page">
    <p></p>
-   <p>En fait, pour le calcul, on est conduit à prendre en compte des ratios de coût par MWe installé en classique ou en nucléaire, ou part /h de vapeur d'origine classique (1) puis à les appliquer à une solution de référence équivalente en puissance à la centrale mixte nucléaire (l 000 MWth correspondant à 150 MWe et 700 t /h de vapeur). </p>
+   <p>En fait, pour le calcul, on est conduit à prendre en compte des ratios de coût par MWe installé en classique ou en nucléaire, ou part /h de vapeur d'origine classique (1) puis à les appliquer à une solution de référence équivalente en puissance à la centrale mixte nucléaire (l 000 MWth correspondant à 150 MWe et 700 t/h de vapeur).</p>
    <p>On peut ainsi procéder ensuite à des comparaisons entre les solutions de référence et la solution mixte nucléaire.</p>
    <p>3.4. Comparaison unitaire des deux solutions</p>
    <p>Les coûts d'investissements et les charges financières annuelles sont plus élevées dans la solution "centrale mixte nuclé- aire" (hypothèses de coût minimum et maximum) que dans la solu- tion de référence (solutions 1 et 2). On a calculé les écarts extrêmes possibles entre le coût des centrales mixtes nucléaires et celui des solutions de référence.</p>
    <p>3. 5. Comparaison globale</p>
    <p>On a calculé dans le tableau ci-contre les limites extrêmes de suppléments d'annuité d'investissement. Il s'agit d'une donnée annuelle, donc comparable aux économies annuelles de fuel importé (rappelées à droite du tableau).</p>
    <p>Pour l'Europe des Neuf, on aboutit à un supplément d'annuité compris entre 3 et 14, 4 milliards de francs français actuels (les économies annuelles de devises étant comprises entre 3, 1 et 8, 9 milliards).</p>
-   <p>(1) Ces ratios ressortent del 'analyse des coûts d'unités de 700 ou 1 000 MWe et de tranches de 200 t /h de vapeur. </p>
+   <p>(1) Ces ratios ressortent del 'analyse des coûts d'unités de 700 ou 1000 MWe et de tranches de 200 t/h de vapeur.</p>
    <p>75</p>
    <p></p>
   </div>
    <p>Afin de replacer les charges globales définies ci-dessus dans le cadre économique général, ces valeurs ont été comparées à un certain nombre d'indicateurs de comptabilités nationales, à savoir :</p>
    <p>- Produit National Brut (PNB) - Formation Brute de Capital Fixe (FBCF).</p>
    <p>On a calculé les pourcentages des charges financières annuelles moyennes (1) en 1990 correspondant à la construction des centrales mixtes nucléaires, par rapport aux indicateurs va- lables pour l'année 1972.</p>
-   <p>Il apparaît que pour l'ensemble del 'Europe des Neuf la charge financière annuelle en 1990 représente environ 4 0 / 0 0 du PNB de 1972 et 16 °/0O de la FBCF de 1972 (2). </p>
+   <p>Il apparaît que pour l'ensemble del 'Europe des Neuf la charge financière annuelle en 1990 représente environ 40 / 0 du PNB de 1972 et 16 °/0O de la FBCF de 1972 (2).</p>
    <p>(1) correspondant à la moyenne des coûts unitaires étudiés précédemment. (2) la charge financière annuelle en 1990 représenterait 2 °/00 du PNB de 1990 et 8 °/00 de la FBCF de 1990 si le PNB et la FBCF doublaient entre 1972 et 1990 (taux moyen annuel de croissance de 4 %).</p>
    <p>76</p>
    <p></p>
    <p></p>
   </div>
   <ul>
-   <li>Table des matières </li>
+   <li>Table des matières</li>
    <li>INTRODUCTION</li>
    <li>PRESENTATION ET RAPPEL DES PRINCIPAUX RESULTATS</li>
    <li>CHAPITRE 1 - LE CHOIX DES SECTEURS ETUDIES</li>